Cameroun-Autoroute : Une voie royale pour un port d’envergure

La signature d’un contrat de partenariat public-privé entre le Cameroun et l’entreprise chinoise CHEC en vue de l’exploitation de la section autoroutière Lolabé-Kribi vient donner plus d’espoir au résultats attendus du Port de Kribi.

Véritable coup de maitre pour les autorités de Yaoundé, conduites pour la circonstance par le duo Nganou Djoumessi, ministre camerounais des Travaux Publics et Louis Paul Motaze patron du département en charge des Finances dans le cadre de la signature d’un contrat de financement, de conception, de construction, d’exploitation et de maintenance de l’autoroute Lolabé-Kribi par l’entreprise China Harbour Engineering Compagny.

AUTOROUTE LOLABE-KRIBI

Un partenariat public-privé entre le Cameroun et la compagnie chinoise sur cette section autoroutière de 38,5 km ainsi que des voies de raccordement afin de mettre plus en valeur le grand port de Mboro. C’est sans doute à juste titre que le gouvernement camerounais a mis sans relâche des engins de dernières générations en combinant au passage l’ingéniosité chinoise et locale pour percer le mystère qui entourait la vaste forêt équatoriale de la localité de Lolabé dans le département de l’Océan, région du Sud.

PARTENARIAT CAMEROUN-CHEC

Un pari gagnant entamé en janvier 2015, avec pour seul et unique objectif d’ouvrir une voie royale à même de faciliter le transport des marchandises de passage au grand port de Paul Biya. Une desserte au rôle indéniable pour assurer une rapidité, une efficacité et un confort des produits ne laissant plus de place à l’ancien bitume qui reliait la petite bourgade à la ville balnéaire.  « L’autoroute ne se limite pas seulement au aménagement de chaussées, affirme Emmanuel Nganou Djoumessi à cet ouvrage comme à tous les autres ouvrages routiers de notre pays sont adossés les infrastructures socio-économiques de base dont l’objectif est de relever la qualité de vie des populations… Il y a un peu plus de 4 km de voie de rétablissement qui permettent aux populations et aux éventuels industriels qui viendront s’installer dans le complexe industrialo portuaire de Kribi d’évacuer leurs produits. »

PARTENARIAT CHEC-CAMEROUN

Une différence clairement identifiée par le chef de fil de cette visite de travail qui permet par la même occasion de comprendre le choix opéré par le Cameroun dans le cadre de la mise en œuvre de cette infrastructure moderne et idoine pour accompagner les activités qui seront menées à l’intérieur des 700 mètres de linéaire de quai actuel dont l’exploitation ne saurait se faire efficacement sans une desserte routière répondant aux standards internationaux en la matière et contrôlé  au départ par une personne morale autre que l’Etat.  « Les négociations ont été faites avec China Harbour, l’entreprise qui construit le port et l’autoroute qui ont conduit à financer les 15 % qui était la part de l’Etat et nous avons trouvé le moyen de compenser cela d’où le partenariat public-privé qui devient ainsi actionnaire du projet et un actionnaire à droit à quelque chose. » explique Louis Paul Motaze

C’est visiblement un effet de ruissellement économique qui permettrait d’avoir conjointement un port de qualité et une autoroute de classe auxquels devraient tout simplement se greffer le géant chinois CHEC, l’entreprise chargée de servir de courroie de rentabilité tout au long des trente prochaines années.

Brice Ngolzok      

    

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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