Cameroun-Budget 2021: Le gouvernement mise sur une production agricole plus accrue

Afin d’équilibrer sa balance commerciale, les autorités de Yaoundé comptent appuyer et accroitre de façon substantielle ce secteur crucial de l’économie interne.

« Développer une politique d’autosuffisance alimentaire à travers la mise à disposition des producteurs des intrants agricoles et les semences à haut rendement et la facilitation de l’accès aux équipements et matériels agricoles » ; C’est bien l’une des 86 dispositions pratiques énoncées dans la circulaire du président de la République du 10 juillet dernier, relative aux orientations générales de la politique budgétaire de l’année 2021. Une indication de la volonté du locataire d’Etoudi, d’accroitre de façon substantielle l’offre locales des biens et des produits de premières nécessité.

Un cap plus urgent donc pour l’économie camerounaise qui, depuis des décennies ne cesse de cumuler un déficit de sa balance commerciale. En fin 2019 encore, le rapport de l’Institut camerounais de la Statistique faisait état d’un solde du déficit de la balance commerciale de plus de 296 milliards de FCFA en valeur absolue, soit plus de 9,2% en valeur relative. Une baisse marquée par des importations à hauteur 1218,9 milliards de FCFA, contre des exportations plafonnées à 822,1 milliards au cours du même exercice.

PRODUITS MARAICHERS

Au centre de ce déficit se trouve au premier chef, les importations des denrées alimentaires de grandes consommations à l’instar du riz, du poisson congelé ou encore du blé. En effet, le pays a importé au cours de l’année 2019 plus de 800 000 tonnes de riz, « un volume record jusque là inégalé » s’inquiète Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre camerounais en charge du Commerce. Le Cameroun dont la demande de cette céréale est d’environ 577 000 tonnes ne produit qu’environ 141 000 tonnes dans ces différents bassins rizicoles.

PRODUITS DE PREMIERES NECESSITES

Toujours en matière d’importations le leader de la Sous-région enregistre plus de 300 000 tonnes de produits de l’Elevage, soit 220 milliards de FCFA avec un grand pourcentage tiré des profondeurs de la mer, soit 60% desquels 99% est constitué essentiellement de poissons. Pour ce qui est du blé dont les plus 40% sont importés de la Russie, il est attendu des importations de  900 000 tonnes en 2020 contre 830 000 tonnes au cours de l’exercice précédent soit une augmentation de plus de 7,5% en valeur relative. Des achats extérieurs qui permettront de booster la production nationale de 50 000 tonnes, en faisant passer celle-ci de 660 000 tonnes en 2019 à 715000 tonnes de farine en 2020.

Une situation que veut renverser le gouvernement au cours de cette année budgétaire en mettant un accent sur la production locale afin de réduire au maximum les importations des produits de grandes consommations : « Améliorer la productivité et la compétitivité de l’économie camerounaise par le biais de la réduction des coûts des facteurs de production et de l’accroissement de l’offre locale des biens et services à l’origine du déficit de la balance commerciale », c’est bien l’une des principales orientations énoncées dans la circulaire du numéro I camerounais, qui entend par là, relever la production et la consommation nationale des denrées et produits de premières nécessités en 2021.

Brice Ngolzok

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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