Cameroun-Culture : La voix à l’unisson du canton Bayong

L’ensemble des fils et filles de ces autochtones de l’arrondissement de Doumé, département du Haut-Nyong, région de l’Est parle désormais le langage du développement.

L’initiative a de quoi réjouir les fils et filles de l’arrondissement de Doumé, département du Haut-Nyong, région du soleil levant et de façon particulière ceux vivant entre Bigotsa et Bayong 7. Une communion d’esprit et de cœur qui a pris corps le dimanche 07 février, à plus de 470 km de leur circonscription d’origine, dans la capitale Yaoundé afin que toutes les mains des enfants de Bayong puissent attachées ce paquet inestimable du développement. « Nous sommes aujourd’hui entrain de mettre sur pied un projet inédit et nous devons être conscient de la responsabilité qui est la nôtre en ce jour. Sachez que cette mobilisation n’est pas que fruit de notre volonté mais aussi celui de nos ancêtres. Aucune place ne sera accordée aux flagorneurs notamment les membres du bureau. Quant à moi je vous le rassure les trois doigts au ciel que je ferais tout ce qui humainement possible pour ne pas vous décevoir » Déclare Aimée Evariste Miching, le nouveau président de l’association « Bwa Be Bayong ».

Un engagement pris par le jeune porte fanion de la communauté « Beschep », en parfaite adéquation avec les propos tenus quelques heures plutôt par l’hôte principal, celui qui a usé d’une abnégation à toute épreuve pour que la quasi-totalité des « bayongais » des 10 régions puissent converger vers la capitale politique camerounaise : « C’est un honneur tient à rappeler Ngbwa Yelem de voir sur la même table mes frères et sœurs qui plus est ici à Yaoundé. Je vous souhaite la bienvenue dans ce modeste endroit et j’émets le vœu que cette rencontre soit le début d’une marche pour le développement de notre village ».

Un vœu magnifié tout au long des travaux qui ont permis la mise place et l’installation du premier bureau à connotation national de cette association. Une vision dont objectif fondamental est de rallier les enfants de ce dialecte dont les turpitudes du développement se font de plus en plus ressentir malgré le niveau intellectuel non négligeable de la grande majorité de ces natifs de Doumé« Je ne sais pas pourquoi on est autant délaissé depuis des années alors que nos ancêtres ont travaillé avec les prêtres et les évêques blancs pour que notre arrondissement puisse se développer mais jusque-là nous sommes sans électricité, sans route principale goudronné sans eau à Bayong et nous sommes toujours condamnés à marcher au rythme de l’évêché ». S’indigne Gervais, un descendant « bayongais », rencontré après les assises.

Un vent nouveau souffle apparemment pour cette communauté issue du brassage des tribus Maka et Assong(descendant Nanga Eboko), respectivement venues des départements du Haut Nyong et du Lom et Djérem dont les visées sont tout aussi similaires à celles des plus 250 ethnies camerounaises à savoir : le développement. Une ambition dont les bases ont été posées lors de ce cénacle de 48 heures. Echanges dont on peut déjà entrevoir les fruits de cet arbre aux racines ancestrales assez bien implantées.

Brice Ngolzok

133

Total Number of Words: 559

Total Reading Time: 2 minutes 48 seconds

About the Author

Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

Be the first to comment on "Cameroun-Culture : La voix à l’unisson du canton Bayong"

Leave a comment

Your email address will not be published.