Cameroun-Libertés Publiques : L’Etat de police se dessine

CONTRÔLE DE GENDARMERIE AU CAMEROUN

A la suite de deux explosions de bombes improvisées, survenue la nuit du 20 au 21 juin dernier respectivement au quartier Emana dans le 1er arrondissement et à Melen dans l’arrondissement de Yaoundé 6, l’Etat corse la sécurité dans les villes.

L’Etat de police s’annonce dans les grandes métropoles du Cameroun, ceci au lendemain des deux explosions survenues respectivement dans les arrondissements de Yaoundé 1 et 6, entre la nuit du samedi 20 et le dimanche 21 juin 2020. Une explosion à la bombe artisanale dans deux quartiers historiques de la capitale politique camerounaise : Les quartiers Emana et Melen. Des explosions qui, selon des sources dignes foi, n’auraient fait aucune victime. Une situation prise aussitôt à bras le corps par les autorités de Yaoundé qui ne cessent, au travers des messages portés, renforcer la sécurité dans les principales métropoles afin de tordre, selon elles, le cou à l’insécurité grandissante qui sévit dans les métropoles.

CONTRÔLE DE ROUTINE

En effet, au lendemain des explosions c’est un communiqué radio daté du 22 juin signé du Commissaire Divisionnaire Didier Ngah, délégué Régional par intérim de la Sécurité Nationale pour la Région du Centre, qui est ainsi venu donner le ton. Une injonction à destination de tous les chefs d’unités de Police de l’ensemble de la circonscription Administrative, dans laquelle il fait mention des recommandations énoncées par la Haute hiérarchie. Une instruction, marquée par des fouilles sécuritaires corporelles, de sacs à mains, de malles arrières de véhicule, de sacs à dos et tout autre chose qui pourrait contenir des objets.

CONTRÔLE CARTE IDENTITÉ

Une opération coup de point des autorités de premières catégories, complétée par le message à portée nationale effectué 48 heures plus tard par Galax Yves Landry Etoga, le Secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la Gendarmerie qui vient ainsi mettre en évidence ce recul prochain des libertés publiques. Des contrôles systématiques d’usagers à l’intérieur d’un moyen de transport ou à pied pour barrer la voie à ces attaques en friches. Un éventail qui vise selon la force de deuxième catégorie, à lutter contre d’éventuelles manœuvres  terroristes prévues dans les villes et métropoles camerounaises.

Il faudra désormais montrer pattes blanches pour éviter d’être frappés par la loi antiterroriste en vigueur depuis décembre 2015 au Cameroun, ceci malgré les fortes contestations de cette mesure, par de nombreuses organisations des droits de l’homme et certains observateurs de la vie publique de ce pays.

Brice Ngolzok         

 

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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