Cameroun- Routes carrossables : L’ingénieur de l’Etat tente d’en tirer profit

Cette thématique est en débat qu cours de la conférence des services centraux et déconcentrés du ministère camerounais des Travaux Publics qui se tient par visioconférence du 18 au 21 janvier 2021.

A la tête de l’enveloppe budgétaire avec 464,842 milliards F CFA à l’issu de l’adoption de la loi des finances 2021, le Ministère des Travaux Publics, constitue l’une des pierres angulaires pour le développement du Cameroun. Ainsi en date du 18 janvier 2021, les travaux de la conférence annuelle de ses services centraux et déconcentrés apparaissent de façon explicite comme le lieu par excellence pour poser les jalons des défis à relever pour l’année qui pointe à l’horizon. Prévus pendant 96 heures et ceci malgré contraintes inhérentes au COVID-19, la rencontre se déroule en mode virtuel, dans une salle où sont réunis outre le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, le Secrétaire d’État auprès du ministre des Travaux Publics Armand Ndjodom, le Secrétaire Général Ébang Mve, les responsables des services centraux, ceux des services déconcentrés et ceux des organismes placés sous la tutelle du MINTP.

Au centre des échanges, les thématiques telles que : la maîtrise des coûts des travaux routiers, l’accompagnement des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) dans l’aménagement des infrastructures routières, l’état du réseau routier, les ouvrages d’art et le franchissement dans les régions, la situation des contrats en cours d’exécution dans chaque région, l’examen des conventions en cours, et un point important lors de cette rencontre annuelle, un investissement dans la prolongation de la durée de vie des routes carrossables (ou de terre) par le biais du recours aux matériaux locaux. A ce titre, pour ce qui de ce dernier thème, une réflexion porte sur les stratégies à mettre en œuvre pour le maintien en bon état des routes en terre tout le long de l’année. Ainsi, le Directeur Général du LABOGENIE Jean Moufo, propose l’utilisation du béton de sol à côté des produits stabilisants dont l’importation est assurée par moult opérateurs économiques.

« Le coût relatif affirme le manager des différents types de routes non revêtues par rapport à une route revêtue de 6 m et de 9 m d’emprise dont le prix a été ramené à un indice de valeur 100, montre que, pour le même investissement, on peut construire quatre fois plus de routes revêtues de bon niveau de viabilité que de routes revêtues et dix fois plus de kilomètres de route en terre, ce qui est particulièrement important pour les pays à faibles ressources et à faibles tarifs. »

Il est à noter que pour cette année comptable, des sessions de formation au centre des métiers des travaux publics de Garoua dans la région du Nord, d’Akonolinga dans la circonscription administrative du Centre, à l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics de Yaoundé et dans son annexe de Buéa au Sud-Ouest sont prévues dans le calendrier du MINTP. Des séances de renforcement de capacité afin de venir à bout des bourbiers et l’évitement de rupture sur les tronçons routiers pour une plus grande traficabilité des routes en terre en toute saison.

Brice Ngolzok

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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