Elections Cameroon : Les minorités au cœur du débat électoral

La récente session de droit organisée à Yaoundé par ce conseil, a à nouveau mis en exergue ce pan du code électoral camerounais peu matérialisé lors des précédents scrutins électoraux.

Sonnette d’alarme de Elections Cameroon, la structure chargée de l’organisation des échéances électorales au Cameroun exige, dans le cadre du double scrutin législatif et municipal prévu le 09 février prochain, une plus grande implication des minorités aux différents postes de décisions de la vie communale ou nationale.

Une exigence en adéquation avec la loi fondamentale camerounaise, qui consacre effectivement dans son article 57 alinéa 03, la protection des minorités et la préservation des intérêts des droits des populations autochtones conformément à la loi. Ainsi la participation comme acteur de la vie politique constitue par ailleurs l’un des éléments de ce respect des droits des minorités dans leur ensemble.

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« Nous demandons aux différents partis politiques de tenir compte du genre, des personnes ayant un handicap et des minorités lors de la présentation de leurs différentes listes de candidature » affirme Erik Essouse, le Directeur Général de Elections Cameroon, devant les hommes de médias présents lors de la première session de droit tenue le 15 novembre 2019. Des propos en droite ligne avec une lettre du conseil électoral adressée quelques jours plutôt, aux participants ou aux futurs candidats investis par des formations politiques en vue du double scrutin de février 2020.

Une mention importante énoncée par Elecam, qui fait suite au constat d’une faible représentativité des personnes vulnérables au sein des groupes parlementaires et municipaux au Cameroun. Ainsi c’est environ 30% de femmes en valeur relative qui sont représentés à la Chambre basse soit en valeur absolue 55 personnes de cette gent sur 180 députés recensés lors du dernier mandat,débuté en 2013. Un chiffre plutôt flatteur face au 7% de femmes à la tête d’un conseil municipal soit sensiblement 28 maires de sexe féminin sur les 374 communes et communautés urbaines que compte le Cameroun.

L’urgence est donc des mises selon le Conseil électoral camerounais, qui lors de cette première session de droit généralement consacrée à l’agenda qui sera mise en œuvre pour une bonne organisation d’un scrutin électoral, l’instance vient en a profité pour rappeler aux partis politiques et à ses différentes commissions mixtes locales, l’impérieuse nécessité de mettre au-devant de la scène ces personnes très souvent marginalisées parfois du fait de la nature, mais surtout du fait du manque de transparence de la part des instances décisionnaires des partis politiques.

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