Hommage- Cameroun: Le saxophoniste Marcélo forever

L’artiste musicien, amoureux de cet instrument à vent n’est plus, mais ses prestations scéniques continuent d’alimenter les conversations de nombreux fans.

L’artiste ne meurt jamais car ses œuvres vont perpétrer son existence à jamais¨ a-t-on coutume de dire. ¨Marcélo¨ de son patronyme Bep Marcel, fait sans doute partie de ces privilégiés qui, par leurs actions, vivrons pour toujours dans la mémoire collective. Il reste donc graver dans la tête de certains mélomanes à travers ses centaines d’interprétations scéniques, effectuées au milieu de nombreux fans, férus des sonorités langoureuses et voluptueuses des cabarets.

Le saxophoniste aura conquis ses centaines de groupie avec sa bonne humeur, sa joie et surtout son doigté dont la justesse pouvait aisément accorder les notes aigues, graves en passant par celles suraiguës et élever son souffle vers une note spéciale de ¨selmer super action 80 série II¨. Un style enchanté qui laissait parfois place à un modèle déchanté pour davantage encenser ce public et s’emparer de la scène.

La scène, ce lieu mythique qui a vu pendant une trentaine d’années ce visage aux allures juvéniles dont l’usure du temps et de l’espace n’ont laissé transparaitre les signes palpables d’un quinquagénaire. Oui le fils de feu Nguetti Amant Gaspard et de feue Ambani Salomé, a su garder et bonifier sa passion en parcourant les pistes des 10 chefs lieux de région du Cameroun et des différentes capitales de la sous-région, avec pour seule ambition d’égayer toujours un peu plus les amoureux du jazz.

MARCELO

Le major de la province de l’Est, lors de la session 1984 du Baccalauréat, s’est détourné de ses encyclopédies de biologie pour mettre son génie à la disposition des érudits des symphonies instrumentales. Un pari gagné selon Patrick Assira, l’un de ses nombreux neveux, par ailleurs élève de musique de Marcélo, rencontré dans ville de Bertoua le 14 novembre lors des obsèques de l’artiste musicien: « Le professeur à toujours allié l’utile à l’agréable dans le Jazz, un style, il faut que je vous le dise n’est pas réservé au commun des mortels. Beaucoup de ses élèves que ce soit à Maroua ou à Siantou à Yaoundé ne croirons pas que le teacher à cassé le bec de son saxo; tellement il savait nous faire rire en enseignant ».

Rire, c’est donc la chose qui ne le quittera jamais même au cours de ses derniers instants de vie, lorsque l’artiste était frappé par une insuffisance rénale, il gardait toujours le même sourire, la même faculté à extirper celui-ci de tout visage amené à le rencontrer. Et tel un adulescent il savait trouver les mots justes pour réconforter ceux qui étaient à ses côtés, en bon rassembleur qu’il a été dans sa grande famille. Aujourd’hui c’est au quartier Météo à Bertoua dans la région du Soleil Levant que repose Marcélo, cette ville que le natif de Gouiffé, dans le département du Mbam et Inoubou, région du Centre a tant aimé et dans laquelle il a offert son dernier souffle, le plus illustre comme pour dire merci à ses centaines de fans avant de quitter la scène. Bon voyage Marcélo!!!

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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