CFI, l’agence française de développement du secteur des médias pour demander la libération du journaliste, Ignace Sossou

Le journaliste Béninois Ignace Sossou a été condamné le 24 décembre dernier à 18 mois de prison ferme pour des posts controversés sur les réseaux sociaux.

Le 19 décembre 2019, à la suite d’un atelier sur les fake news organisé par CFI à Cotonou, Ignace Sossou présent aux échanges avait relayé sur ses pages Facebook et Twitter des propos attribués au procureur de la République du Bénin. Une plainte initiée par ce dernier avait alors été déposée contre Ignace Sossou. Le procureur de la République du Bénin a signifié que les propos relayés sortaient de leur contexte.

Le mercredi 8 janvier dans un communiqué de presse, CFI est revenu sur les circonstances de la condamnation et « s’indigne d’avoir été instrumentalisée ». L’agence CFI demande la libération « dans les plus brefs délais » d’Ignace Sossou,  « présente ses excuses quant au déroulement des événements dont il a été victime et s’indigne d’avoir été instrumentalisée ». Par ailleurs, CFI admet également que les publications d’Ignace Sossou n’avaient aucun caractère diffamatoire, alors que ce dernier a été condamné à 18 mois de prison ferme.

« On ne va pas en prison pour un tweet »

Alan Dréanic, le directeur général adjoint de CFI, dénonce l’arrestation du journaliste : « Évidemment, comme l’ensemble de la communauté des médias, nous nous joignons à tout le monde pour dénoncer cette arrestation. On ne va pas en prison pour un tweet et donc nous appelons vigoureusement à la libération d’Ignace Soussou. Tout ce que l’on pourra faire pour y contribuer, nous le ferons ».

Dréanic poursuit en reconnaissant l’«erreur » de CFI : «C’est une erreur de communication. Dans la précipitation, une communication mal maîtrisée. On peut parler, même, d’erreur d’appréciation, de jugement. Clairement, on est face à un dysfonctionnement interne dont nous allons tirer les leçons. Il était impensable d’envoyer un tel courrier ».

Alertes des organisations de défense des droits numériques et des libertés sur Internet

À la suite de la condamnation du journaliste, le 24 décembre, les organisations de défenses des droits des journalistes, des droits numériques et des libertés sur internet ont exprimé leurs inquiétudes sur les conditions d’arrestation et de condamnation. Notamment, Paradigm Initiative et  Internet Sans Frontières  ont dénoncé les mécanismes de lutte contre les fakes news comme moyen de limitation des libertés d’expression et d’opinion en ligne par des gouvernements en Afrique Francophone.

Cette nouvelle position de CFI pourra donner un dénouement heureux pour la libération du journaliste. A titre de rappel, CFI avait produit une lettre condamnant les posts de Ignace Sossou, ce courrier avait été utilisé par les tribunaux béninois comme preuve à charge pour condamner le journaliste à 18 mois de prison ferme.

Article écrit par Rigobert Kenmogne, Journaliste et Digital Rights Program Officer pour l’Afrique Francophone

81

Total Number of Words: 513

Total Reading Time: 2 minutes 35 seconds

Capital humain : Le Cameroun bras mort du continent

Le pays enregistre un indice en deçà de la moyenne africaine en la matière, alors que des pays moins développés de la zone ont des chiffres plus prometteurs.

Réunis dans le cadre de la présentation du dernier rapportAfrica’s Pulse 2019, les économistes du groupe de la Banque mondiale, avec à leur tête Albert Zeufack, responsable en chef chargé de l’Afrique, ont revisité l’apport l’IDH (L’Indice de Développement Humain) qui constitue selon eux, l’un des freins majeurs auxquels se heurte le Continent pour atteindre son Développement

A ce titre avec 0,39 en 2018 contre une moyenne continentale à 0,40, le Cameroun constitue l’un des mauvais élèves en matière dIndice de Capital Humain en Afrique. Le pays enregistre une baisse dans le récent rapport publié en décembre 2018 par la Banque mondiale. Un recul par rapport à la période 2012-2017 où le pays se situait à 0,41 lorsqu’il entamait sa marche vers son fameux programme structurel en vue de son émergence.

En effet  l’Indice de capital humain représente un élément primordial pour le maintien de façon durable et inclusive de la croissance économique et pour cela, rappelait encore l’ingénieur agronome de nationalité Belge, Elisabeth Huybens à la veille de son départ du Cameroun : « Le Cameroun doit porter plus d’attention dans les investissements du Capital Humain, c’est vrai biensûr que les investissements dans les secteurs productifs comme l’électricité, le numérique sont importants mais si la population camerounaise n’a pas un capital humain conséquent pour mettre à profit ces investissements là, ils seront moins rentables et pourraient être perdus ».

FRESQUE DE L’iNDICE DU CAPITAL HUMAIN 2017

Il est donc plus qu’urgent pour le leader économique de la sous-région Afrique Centrale, de mettre un accent sur ce concept qui, pour être davantage optimisé, nécessite une réduction du gap existant actuellement entre les différentes régions du Cameroun. Un élément d’équilibre qui appelle à une politique plus soucieuse des populations d’en bas, celles capables d’asseoir de façon locale la croissance à travers une plus grande prise en compte de leurs voix et de leurs aspirations économiques.

 Un défi qui passe par une redistribution équitable des revenus pour permettre in fine, d’avoir des populations non seulement en bonne santé (surtout celle infantile) par le biais d’une nutrition adéquate de cette tranche vulnérable qui compte encore près de 10% de décès avant l’âge de 5 ans, mais aussi une éducation de qualité au travers de formations adaptées, en phase avec les mutations de l’environnement économique actuel, propice à l’émergence du Cameroun

106

Total Number of Words: 457

Total Reading Time: 2 minutes 18 seconds

Gouvernance: L’extrême pauvreté a un avenir en Afrique

Selon les prévisions de la Banque Mondiale, le phénomène va devenir une particularité exclusivement réservée aux pays du continent africain d’ici 2030.

Quatre africains sur 10, survivent avec moins de 2 dollars par jour, soit environ 416 millions dafricains vivent quotidiennement avec moins de 1000 FCFA en 24 heures. Des statistiques qui émanent d’une étude du groupe de la Banque mondiale effectué en 2015. Une tendance qui fera du continent le seul sur la terre à l’horizon 2030, dont les populations seront victimes de l’extrême pauvreté avec son lot de conséquences sur le développement global de l’Afrique.

Le récent rapport Africa’s Pulse, publié depuis Washington le 09 octobre dernier par les économistes de la Banque mondiale, revient à nouveau sur la question de la lutte contre la pauvreté. Une interrogation essentielle qui se meut dans le quotidien des populations africaines, en proie non seulement à la malnutrition permanente mais davantage à une situation d‘extrême pauvreté dont les prémisses, selon les experts de l’Institution de breton Woods sont perceptibles depuis 2015, et pourraient dans la quart de siècle prochain constitué une exclusivité africaine.

EXTREME PAUVRETE EN AFRIQUE

Bien que dans le rapport Africa’s Pulse 2019, de nombreux signaux de croissance sont identifiés avec des prévisions 2,6% de taux de croissance en fin 2019, ce qui devrait globalement entraîner une certaines courbe croissante dans la quasi totalité des pays du continent, à travers la baisse du taux d’insécurité et un regain d’énergie des pays producteurs de pétrole suite à l’augmentation des différentes productions nationales. Reste tout de même que la répartition des dividendes issus de ces avantages comparatifs afin d’équilibrer et de réduire le fossé entre les différentes couches sociales constitue encore un véritable problème en Afrique.

EXTRÊME PAUVRETÉ EN AFRIQUE

Il est donc crucial de mettre au centre des priorités, la lutte contre la pauvreté qui va crescendo en Afrique. Pour cela, il faut agir sur des leviers efficaces en donnant aux pauvres les moyens d’accélérer la transition démographique à laquelle est fortement confrontée le continent, tout en réduisant les taux de fécondités, dans l’optique de tirer parti du système alimentaire en valorisant l’Agriculture. Tout à côté, il serait aussi impérieux de développer des activités non agricoles et à s’atteler par la même occasion aux facteurs de risque et de conflit.

Tout ceci passe par une augmentation voire une optimisation des allocations de fonds publics, dans la perspective d’améliorer de façon quotidienne la vie des plus vulnérables à l’instar des jeunes et des femmes. Un canevas contenu dans ce rapport de la Banque mondiale, qui ne demande qu’une volonté des politiques afin de ne plus offrir dans quelques années cette fresque de misère et d’extrême pauvreté qui a toujours caractérisé le continent, berceau de l’humanité.

118

Total Number of Words: 523

Total Reading Time: 2 minutes 38 seconds

Africa’s Pulse 2019 : La mal gouvernance plombe le Développement de l’Afrique

Le récent rapport de la Banque mondiale met à nouveau sur la table l’importance que doit jouer le politique de chaque pays, pour impulser de façon véritable la croissance réelle du continent.

Le second semestre de l’année 2019 fait état d’une croissance d’environ 2.6% contre 2.5% l’année dernière, soit une hausse de 0.1 point selon le rapport publié le 09 octobre par le groupe de là Banque mondiale, dans le cadre de sa ritournelle étude semestrielle dénommée Africa’s Pulse. Une performance certes flatteuse pour le continent au moment où le monde connait globalement une conjoncture économique mondiale plutôt défavorable, notamment dans le vieux continent où on enregistre à peine 1% de taux de croissance sur la même période. Mais un taux loin de satisfaire l’équipe conduite par Albert Zeufack, l’économiste en chef de la Banque mondiale chargé de l’Afrique, dont les prévisions effectuées au mois d’avril 2019, lors de la présentation de la 19ème édition d’Africa’s Pulse, tablait sur une performance tout aussi en légère augmentation mais d’au moins 0.2 point.

A l’origine de cette contre-performance se trouve en bonne place la mal gouvernance qui gangrène là plupart des pays du continent. Il est important pour les dirigeants africains, mentors de nombreux systèmes économiques de cerner les défis du développement, qui passent inéluctablement par des systèmes politiques dénués de toute forme de clientélisme, de corruption généralisée maintenue par des régimes autocratiques sans volonté de transparence et partant de développement. Il faut des systèmes forts qui reposent sur l’ensemble des citoyens et non remis entre les mains d’un groupuscule d’individus pour permettre ainsi aux actions et autres programmes implémentés non seulement par l’Institution Onusienne mais aussi par d’autres partenaires au développement d’atteindre là principale cible que constitue la population.

SIÈGE DE LA BANQUE MONDIALE A YAOUNDÉ,LORS DE LA PRÉSENTATION DU RAPPORT AFRICA’S PULSE( 09 OCTOBRE 2019)

En effet, affirme Albert Zeufack : « Les économies africaines subissent elles aussi les contrecoups de la conjoncture internationale, ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de là région. Dans le même temps, la faiblesse de la croissance dans les pays d’Afrique est clairement corrélée à la faiblesse de gouvernance et, les responsables publics et les citoyens doivent placer la transparence et l’efficacité des institutions au cœur de leurs priorités ». Des indications claires et froides du scientifiques qui remet bien sur la table des débats les choix stratégiques opérés par les pouvoirs publics en matière de projets de développement. Des investissements dont la matrice d’actions vise la résolution à court terme des problèmes sans des projetions à moyen ou long terme. Et bien même lorsque ces projets sont structurels, il faut compter sur le manque de rigueur voire de laxisme dans le contrôle de ceux-ci, entraînant de façon constante la difficulté désormais systémique de la soutenabilité de la dette par rapport aux investissements effectués.

L’urgence est donc de mise dans la gestion des politiques publiques des pays africains, afin que le dividende démographique ou le bonus démographique s’intègre véritablement au sein des plus d’un milliard d’habitants que regorge ce continent et que suive instamment le Développement; entendu ici comme: « la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rende apte à faire croître cumulativement et durablement le produit réel global », ainsi que définissait subtilement l’économiste français François Perroux.

105

Total Number of Words: 637

Total Reading Time: 3 minutes 12 seconds

Cameroun : Trois maladies dévastatrices inquiètent la société civile

Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme ont fait l’objet d’un plaidoyer de la part d’associations venues du continent afin que le gouvernement augmente son enveloppe auprès du fonds mondial en charge de ces épidémies.

Les chiffres sont pour moins affolants et donnent froid au dos pour ce qui est des patients victimes de paludisme, de tuberculose et de VIH/Sida au Cameroun. Des statistiques énumérées par la douzaine d’Organisation de la Société civile, tirée des quatre coins du continent qui font globalement état de milliers de personnes décimées chaque année par ces épidémies dans ce pays.

Véritables gangrènes du continent et considérées comme faisant partie des problèmes de santé publique dans la quasi-totalité des pays au sud du Sahara. Des tueuses en série qui continuent de faire des ravages malgré les actions entreprises par les pouvoirs publics. Un effort certes salué ce 02 octobre, par la coalition d’Organisations de la Société Civile africaine réunie à Yaoundé, mais tout de même obligée d’adresser un plaidoyer à destination du gouvernement camerounais à qui, il est imploré d’appuyer un peu plus cette bataille engagée depuis plusieurs années contre ces maladies, ceci de concert avec le fonds mondial de lutte contre Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme comme par le passé.

MEMBRE DU COLLECTIF OSC AFRICAIN

Un message de ce collectif effectué devant les hommes de médias camerounais, à la veille de la tenue de la conférence de reconstitution du portefeuille de l’organisation onusienne, prévue le 10 octobre prochain à Lyon en France. Une contribution de ces associations qui permettrait de redonner espoir au plus de 280.000 patients sous traitement anti rétro viraux et appuierait davantage, les efforts croissants consentis par le Cameroun en 2019. Des efforts qui ont permis d’avoir un taux de prévalence à peine au-dessus de 4%. Une baisse d’environ un point cette année qui bien évidemment n’a été possible qu’avec la subvention du fonds mondial en faveur de la lutte contre ces trois épidémies. Un soutien à hauteur de plus de 144 milliards de FCFA sur la période 2015-2017. Un appui qui fait de l’Organisation mondiale l’un sinon le principal partenaire du Cameroun en matière d’accompagnement et de lutte contre ces maladies.

Occasion pour les différents leaders d’organisations non lucratives africaines regroupés dans ce collectif de solidarité d’expliqués, chacun en fonction des réalités parfois personnelles ou analogiques, l’importance pour l’Etat camerounais, de contribuer. Une contribution qui devra cependant être au-delà de la quotte part habituelle du Cameroun auprès de l’Institution. Pour ce faire, la rencontre qui aura lieu sous huitaine est donc très décisive pour affirmer sa participation dans ce processus d’éradication de ces maux. Un geste attendu, surtout en ce moment où le pays n’assure plus sa contrepartie et cumule une dette de plus 27 milliards de FCFA auprès de l’instance.

364

Total Number of Words: 523

Total Reading Time: 2 minutes 38 seconds

L’administration régionale africaine en synergie à Yaoundé.

Les responsables des pays membres du Centre Régional Africain d’Administration du Travail se sont réunis pendant 72 heures au Cameroun.

Plein d’œuf pour les responsables des 18 pays, intégrés au Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT), car la totalité des représentants des Etats a répondu présent à l’invitation adressée par le Cameroun dans le cadre de ce rituel de concertation entre les membres de l’Institution de formation des cadres en Administration.

72 heures de conclave réunissant les Ministres africains en charge du Travail, venus lors de ce 42ème Conseil d’Administration du CRADAT, faire le bilan de l’organisation et tabler sur le devenir de cette organisation créée depuis plus de 60 ans pour former des hauts responsables en matière de management.

Pour mieux baliser les conclusions de ce travail, il apparaissait donc urgent pour les Etats membres d’organiser au préalable une réunion d’experts. Un comité qui a ainsi posé les bases des échanges du 19 septembre 2019. Des préalables qui ont servi de fil d’Ariane lors de cette session, présidée par Joseph Dion Nguté, Premier Ministre camerounais, représentant le Président de la République, Paul Biya, tout au long de ces travaux.

PHOTO DE GROUPE LORS DE LA REUNION D’EXPERTS A YAOUNDE

Une dynamique visant à mettre sur pied des stratégies plus adaptées à l’environnement du Travail et de la Sécurité Sociale dans les différents Etats. Un idéal qui passe par un Travail décent, un des principaux indicateurs sur lequel les membres du CRADAT, se sont appuyer pour assurer la sécurité des travailleurs africains mais aussi respecter les engagements pris auprès des Instances Internationales.

Une préoccupation à laquelle s’est appesantie Grégoire Owona, Chef du département ministériel camerounais en charge du Travail et de la Sécurité Sociale qui mène depuis quelques années déjà, le combat pour la mise en œuvre dans tous les secteurs d’activité de mécanismes relatif à un travail Décent dans son pays. Un concept qui fait l’objet de débat lors des assises de cette Ecole, résolument engagée à faire au-delà de sa formation historique initiale, en outillant davantage ces apprenants de connaissances plus spécialisées et professionnalisées, pleinement adaptées aux réalités actuelles du monde du Travail.

295

Total Number of Words: 419

Total Reading Time: 2 minutes 6 seconds

Malabo acceuille les hauts fonctionnaires et experts d’Afrique Centrale

Malabo, sera le temple des échanges entre hauts fonctionnaires et experts venus des différents pays de la sous- région Afrique Centrale dans le cadre de la ritournelle rencontre annuelle du Comité Intergouvernemental de cette partie du Continent.
Cinq jours durant, les hauts cadres vont tabler au cours de ce 35ème rendez-vous sur les:  » Transformations numériques et diversification économique en Afrique Centrale: Enjeux, défis et opportunités ». Thème choisi lors de cette rencontre d’échange et de partage entre les différents Etats. Une thématique en droite ligne avec les objectifs de développement de la plupart des pays du Continent qui mettent de plus en plus au centre de leur croissance, le numérique comme moteur principal pour booster leurs Economies et faire face à la concurrence galopante, née de la Mondialisation.

ECHANGES TRANSFRONTALIERS CEEAC

Un choix qui colle avec l’actualité au moment où, la sous-région Afrique Centrale est considérée comme le mauvais élève du Continent en matière d’Intégration avec à peine 10% de taux d’intégration dans la zone selon un récent rapport de la Banque mondiale. un gap qu’il faut certainement compenser et la rencontre tenue ce mois de septembre en Guinée Equatoriale devrait baliser le chemin pour une meilleure appropriation de la Zone de Libre Echange Continentale, en pleine essor en Afrique.
Une 35ème session qui fait suite au travaux de Douala au Cameroun en 2017, et ceux de N’Djamena au Tchad l’année dernière, et dont les conclusions respectives sur la contribution à l’opérationalisation du consensus de Douala et celle portant sur le financement de l’Industrialisation de l’Afrique Centrale de N’djaména seront fortement attendues au cours de cette réunion de Malabo.

Les enjeux, défis et opportunités sont donc grands et les résolutions de ce conclave sous-régionale vise de façon spécifique à examiner avec minutie les voies et moyens de mieux prendre en compte l’Economie numérique, dans la stratégie de diversification économique de la zone. Le but étant d’accélérer la transformation structurelle et de fédérer les efforts des pays membres de cette Union monétaire en matière de numérique afin de mettre sur pied un écosystème intégré dans ce secteur, qui se veut de plus en plus transversale.

173

Total Number of Words: 414

Total Reading Time: 2 minutes 5 seconds

2600 milliards de FCFA pour une intégration aisée des pays de la CEEAC

Le Document de Stratégie 2019-2025 de la Banque Africaine de Développement pour la sous-région Afrique Centrale a été présenté au Cameroun.

Plus de 2600 milliards de FCFA en valeur 2019, c’est le montant qu’il faudra dégager des caisses des 07 pays partenaires et membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale en abrégée CEEAC. Une estimation financière qui découle du Document de Stratégie d’Intégration Régionale 2019-2025, conçu par les experts de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Un portefeuille reparti à hauteur de 2300 milliards en valeur absolue pour améliorer les infrastructures des pays de la zone, soit près 90% du montant global en valeur relative et d’environ 300 milliards de FCFA, pour couvrir les besoins relatifs à un commerce facilité et un renforcement des capacités des différents acteurs.

Deux piliers essentiels présentés lors des travaux de Yaoundé, au cours desquels la BAD, par le biais de son représentant sous-régional Solomane Koné, a renouvelé sa confiance à l’endroit de ses partenaires de la sous-région Afrique Centrale à travers ce fonds d’appui financiers qui vise à accompagner une trentaine de projets destinés à faciliter l’intégration régionale dans la Communauté économique de cette partie de l’Afrique.
Un effort de l’instance financière en adéquation avec les 05 principes qui guide la vision décennale 2013-2023 de la BAD, notamment dans son volet intégration régionale.

TRAVAUX DE YAOUNDE, LE 16 SEPTEMBRE 2019

Un principe tout aussi en adéquation avec le lancement il y a quelques mois de la Zone de Libre Echange Continentale africaine (ZLECAF), ratifié par une vingtaine d’Etats avec pour objectif global de briser les barrières à l’entrée qui limitent encore les échanges dans la cinquantaine de pays du Continent.
De nouvelles perspectives s’ouvrent donc pour le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine, le Tchad, le Gabon et la Guinée Equatoriale dans leur coopération multilatérale et le financement des projets de développement en matière de communication terrestre, aérienne, maritime afin de faciliter le transfert des biens et des personnes dans les 07 Etats constitue un des leviers fondamentaux pour l’atteinte de cet objectif.

139

Total Number of Words: 389

Total Reading Time: 1 minutes 57 seconds

International: Le Rwanda sur les traces d’une réconciliation pérenne

Les 25 ans de commémoration du génocide survenu dans ce pays  en 1994, ont été l’occasion pour ce peuple d’initier un plan annuel de 100 jours pour mieux panser les blessures.

Désormais, c’est 100 jours qui seront consacrée à la commémoration des victimes de ce massacre humain entre les  hutu et les Tutsi, principales tribus de ce pays de la sous-région Afrique centrale. 100 jours comme une date symbolique  pour situer cette période noire survenu du 04 avril au 07 juillet 1994 au Rwanda.

Kwibuka 25, restera certainement celui qui marquera désormais le début d’une véritable marche vers la réconciliation profonde du peuple Rwandais. Tenu le 07 avril 2019 à Kigali, capitale du Rwanda, le traditionnel événement qui commémore la fin du génocide, a été ponctué en 2019, par une résolution attendue depuis des décennies.

Sous le haut patronage de Paul Kagame, président du Rwanda, quasi totalité des  13 millions de rwandais ont de façon collégiale, adhéré à cette initiative dont l’objectif est d’enterrer progressivement le fardeau mémoriel de cette partie lugubre et sanguinaire de la vie de cette nation.

Mesures concrètes

Pour mieux asseoir les idéaux futures de cette paix durable entre fils et filles du Rwanda, quelques éléments seront indispensables au cours des 100 jours notamment:

La sensibilisation, l’édification et l’éducation animé par le Comité National de Lutte contre le Génocide( GNLG), sorte d’instance de régulation des méfaits causés par cette barbarie humaine. Un groupe qui siège depuis plusieurs années déjà.

La Gachacha: Un principe traditionnel pour lutter contre les prescriptions haineuses, les différends, les malentendus entre les communautés, ceci à travers des échanges sous la colline où chacun peut prendre la parole et se défendre en public. Un arbre à palabre entre les belligérants dans l’optique de mettre fin à l’impunité et de développer l’unité.

Des organes de réconciliation qui vont en droite ligne avec l’ensemble des actes posés par l’Etat depuis la fin de ce génocide à l’instar: des lieux de mémoire construits sur le territoire national comme le mémoriel de Kigali au quartier  »Gisoki », où sont ensevelies environ 250.000 âmes. Un mémorial ouvert aux visiteurs  et surtout aux familles pour le recueillement.

C’est donc un nouveau visage que devrait revêtir ce combat à la fois historique et mieux encore futuriste pour l’avenir des natifs du Rwanda,un quart de siècle après les tueries qui ont entraîné la mort d’environ 800.000 rwandais. Le kwibuka 25, a ainsi posé les jalons.

Brice Ngolzok  

90

Total Number of Words: 472

Total Reading Time: 2 minutes 22 seconds

Coupures d’internet en RDC: Déclaration de Paradigm Initiative

Déclaration de presse

Pour diffusion immédiate

Encore une fois, le gouvernement ferme Internet en RD Congo

Les habitants de la République Démocratique du Congo (RD Congo) sont à nouveau victimes d’abus sur Internet et de fermeture de la messagerie depuis le lundi 31 décembre 2018. Le groupe de défense des droits numériques, Paradigm Initiative, a condamné cette action et a appelé le gouvernement congolais à renoncer à cette coupure qui porte atteinte aux droits numériques de ses citoyens. Ceci est contenu dans une déclaration signée par le responsable des communications de l’organisation, Sodiq Alabi.

Les fournisseurs de services Internet du pays ont informé les clients des services de télécommunications dans le pays par le message suivant: « Cher client, à la demande du gouvernement, nos services Internet sont suspendus pour une durée indéterminée. » Les communications par SMS ont également été interrompues par la suite.

Selon le gouvernement, les communications et Internet ont été coupés pour empêcher la propagation de résultats fictifs et préserver la sécurité nationale à la suite des élections présidentielle et législative dans le pays.

Pour les candidats de l’opposition et les dirigeants de la société civile, cette nouvelle fermeture de l’Internet par le gouvernement  est inacceptable et contribue à l’affaiblissement du processus électoral. Pour le porte-parole du candidat à l’élection présidentielle congolaise, Martin Fayulu, «la coupure d’Internet prouve que tout est mis en place pour torpiller le processus ». Cette fermeture d’Internet s’ajoute aux autres interruptions enregistrées dans le pays depuis près de trois ans.

En effet, le 22 février 2018, le gouvernement congolais a annoncé dans une déclaration que les services Internet seraient coupés pendant trois jours dans tout le pays. Cette action visait à étouffer un appel à la protestation de groupes militants.

Le 21 janvier 2018, lorsque les dirigeants de l’Eglise Catholique ont appelé à des manifestations pacifiques contre le régime du président Joseph Kabila, âgé de 17 ans, un nouvel arrêt d’Internet a eu lieu, pour une durée d’environ 48 heures.

Le 30 décembre 2017, une lettre du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information, adressée au directeur général d’AFRICELL Congo, lui demandait de suspendre totalement les fournitures Internet dans le pays, ainsi que les communications par SMS. Ces trois jours d’arrêt d’Internet visaient toujours à étouffer les manifestations de l’opposition.

La RD Congo compte plus de 83 millions d’habitants avec un taux de pénétration d’Internet d’environ 15% et se présente comme un pays où les droits numériques sont sérieusement menacés. Les pertes financières associées aux coupures multiples de l’internet sont estimées à plusieurs millions de dollars par jour.

Rigobert Kenmogne, responsable du programme Droits numériques de Paradigm Initiative pour l’Afrique francophone, a déclaré:

«Au vu de tout ce qui précède, Paradigm Initiative condamne fermement cette fermeture d’Internet orchestrée par le gouvernement qui pourrait discréditer le processus électoral et rappelle que les coupures d’Internet sont une violation flagrante des droits numériques et libertés d’expression garantis par les textes de loi et les normes internationales. Nous appelons le gouvernement de la RD Congo à respecter ses obligations internationales en matière de gouvernance de l’Internet et du respect des droits de l’homme, ainsi que la restauration de l’Internet et tous les services de communication le plus rapidement possible dans toutes les régions du pays « 

4 janvier 2018.

Signé

Sodiq Alabi

Chargé de communication 53

Total Number of Words: 631

Total Reading Time: 3 minutes 10 seconds