Cameroun-Economie Numérique : le pays a la Palme d’or des forums infructueux

Depuis 2015, il ne se passe plus une année sans que le Ministère des Postes et Télécommunication n’invente un concept relatif à ce secteur sans que de véritables changements ne soient visibles dans le paysage.

Difficile aujourd’hui, pour un profane des Technologies de l’Information et de la Communication, de ne pas observer les retards criards auxquels fait face le Cameroun en matière d’économie numérique. Une certitude se dégage tout de même autour de ce secteur porteur, c’est bien l’organisation régulière dans ce pays de conférences, forums et autres regroupements sous le triturant slogan vide et improductif d’économie numérique. Des Concepts portés depuis une demi-décennie par le Ministère des Postes et Télécommunication (MINPOSTEL).

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En juin 2019, c’est toute une semaine consacrée à l’Innovation Numérique, il était question à en croire Minette Libom Li Likeng, Ministre des Postes et Télécommunication, de donner une lisibilité et une visibilité aux projets des start-up engagées dans le numérique. Sous le thème : « Innovez, créez et surtout osez : quelles appropriations et quelles perspectives pour cet appel du Chef de l’Etat ». La cheffe de Département a tenu comme à l’accoutumée, à mettre au-devant de la scène le nom de Paul Biya, le Président de la République, parrain de cet évènement et par conséquent artificier en chef (à vérifier) de cette mascarade orchestrée en grande trompe par le MINPOSTEL.Une machination dont-on peut fleurer à des kilomètres la débâcle future. Une nouvelle exhibition grotesque qui a pris forme récemment au Campus de l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et TIC(SUP’PTIC).

SEMINAIRE SUR LE NUMERIQUE

Un feu de paille qui a brulé pendant 05 jours au milieu de quelques rêveurs et amoureux des Technologies de l’Information de la Communication et s’est aussitôt éteint dès la fermeture des rideaux, ramenant malheureusement ces jeunes entrepreneurs à la triste réalité de la misère et de l’abandon dont ils sont victimes depuis des années. Difficile mais l’histoire est têtue et les faits sont de façon inéluctable sacrés. En effet la ‘’Semaine de l’Innovation Numérique’’, réveille à la mémoire de moult observateurs ces nombreuses mise en scène initiées par les mêmes administrateurs sans que des lendemains fructueux ne soient donnés à celles-ci.

Succession des séminaires sans suite

En premier lieu : ‘’Les journées Nationales de l’Economie Numérique’’ lancées en mars 2016, sous fond de grand tapage médiatique et dont les objectifs auguraient en leur temps les fruits comparables à la promesse des fleurs. Trois ans plus tard, Rien mais alors rien ne filtre, aucun chiffre sur les retombés de la rencontre, plus une seule parole publique sur les résultats obtenus de cette vaste prestidigitation, ce gros tintamarre, cette esbroufe qui pourtant ouvrait la porte selon le patron du MINPOSTEL, à la culture du numérique et à celle de la recherche qui devait déboucher sur des innovations dans le numérique.

LOGO ECONOMIE NUMERIQUE

Secundo ‘’Le forum International sur l’Economie Numérique’’ tenu du 15 au 17 mai 2017, toujours sous le haut patronage du Président camerounais Paul Biya. Une cérémonie à laquelle le gratin de hautes personnalités a pris part dans un hôtel huppé de Yaoundé. Trois jours durant il était question de répondre à l’interrogation « Comment réussir l’économie numérique au Cameroun ? ». Force est de constater que, la ou les réponses sont restées dans les tiroirs des bureaux situés au quartier administratif à Yaoundé. Une rencontre qui était pourtant censée être le prolongement du grand rendez-vous mondial « Investir au Cameroun terre d’attractivités », cet évènement International présidé en personne pendant 48 h, au mois de mai 2016, par le numéro 1 camerounais sur les hauteurs de colline Nyada, au palais des congrès à Yaoundé. Tout ceci afin d’ouvrir une fois de plus aux « startupeurs », des partenariats et des financements des grandes firmes multinationales. Malheureusement le quotidien de ceux qui s’y sont investis en dit long sur le pot aux roses qu’est devenue cette plateforme conçue autour du numérique.

Deux déconvenues qui affichent à dessein, le peu d’espoir qu’on peu attendre du plan stratégique « Cameroun numérique 2020 » dont les prémisses de réussite depuis sont lancement en 2015, sont loin de l’ambitieuse volonté de générer plus 50.000 emplois directs et 300 milliards de FCFA de recettes fiscales tirés de ce secteur. Un domaine qui sans doute apparaît comme étant le moyen le plus rapide aujourd’hui pour rattraper le gap par rapport aux autres puissances du globe, qui ont mis à contribution les personnes qu’il faut à la place qu’il faut, afin de mieux booster cette niche de gains pluriels et au potentiel immense au Cameroun.

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Cameroun-Agriculture : Yaoundé accueille les seigneurs de la terre de la région

La 11ème édition du Mini-comice agropastoral du centre se tient pendant 72 heures dans le chef-lieu de cette circonscription administrative avec pour ambition d’offrir aux populations des aliments de qualité et à moindre coût.

« J’invite toutes les familles de la ville de Yaoundé à venir s’approvisionner en denrées de qualité et à des coûts dépassant toute concurrence. Le mini-comice de la région du Centre est le lieu par excellence pour avoir des produits qui répondent aux besoins de toutes les couches sociales » affirme avec assurance Gisèle Simone Minso, le Délégué Régional de l’Agriculture et du Développement Rural de la métropole, siège des institutions du Cameroun.

Un message clair de l’administrateur régional de la filière agricole, qui pose ainsi les base de cette 11ème édition du Mini-Comice agropastoral organisé dans cette circonscription administrative. L’enjeu est donc crucial pour les responsables du Ministère de l’Agriculture et ceux en charge de l’Elevage, des Pêches et des l’Industries Animales qui doivent réussir à nouveau le pari lancé depuis 2008, par le numéro 01 camerounais, au lendemain des émeutes de la faim: celui d’assurer une autosuffisance alimentaire aux populations de tous les quatre coins du Cameroun.

PRODUIT DES ELEVEURS DE LA REGION DU CENTRE

Une ambition à laquelle ne peut se déroger les managers du MINADER, en service dans la capitale camerounaise et engagés comme par le passé à mettre à la disposition des plus de 02 millions d’habitants de la ville de Yaoundé, les fruits de la terre et des fermes de la région. Ainsi pour y parvenir, c’est plus d’une centaine de paysans qui est sélectionnée pour satisfaire les besoins des citadins de la ville aux sept collines en produits agro-Sylvo-pastoraux.

Pendant 72 heures donc, les seigneurs de la terre prendront d’assaut l’esplanade du stade Omnisport, dans le 5ème arrondissement en emplissant le tarmac de celui-ci, de milliers d’aliments destinés aux nombreux visiteurs qui feront le déplacement entre le 20 et le 22 décembre 2019. Du manioc au riz pluvial en passant par les bovins, les caprins, la volaille pour ne citer que ceux-là et s’acheminer vers les nombreuses variétés de poissons d’eau douce, tout y est pour agrémenter les tables des familles de la capitale, lors de ces fêtes de fin d’année. Il ne reste plus qu’aux habitants de cette métropole de faire le détour pour découvrir les récoltes issues du monde rural de la Région du Centre.

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Cameroun-Insfrastructures rouières: Un plan directeur taillé sur la vision 2035

Le document stratégique a été présenté au public dans un hôtel huppé de Yaoundé par le Ministère des Travaux Publics et la Banque Africaine de Développement.

2020-2035, marque un nouveau prisme dans la construction et la gestion des infrastructures routières au Cameroun. Une dynamique nouvelle, placée sous le sceau d’un Plan Directeur Routier novateur et proche de la réalité telle que projetée dans la vision de développement du Cameroun, qui se veut émergent dans les 15 années avenir.

parvenir à cette ambitieux projet nécessite des tronçons routiers de qualité et surtout une plus grande connectivité des différentes régions par le bitumage tout azimut des liaisons nationales. Un pan clairement abordé par Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics qui a ainsi rappeler lors de son propos de circonstance, les grandes lignes d’interventions de l’Etat dans ce secteur.

DISCOURS MINTP

De façon non exhaustive il sera question selon le chef de département d’accroitre le réseau autoroutier à travers l’accélération des travaux des autoroutes Yaoundé-Douala( 197 km), Lolabe-Kribi(39 km) ou encore Yaoundé-Nsimalen( 23km); l’aménagement des routes communales en collaboration avec les autorités décentralisées. Une approche concertée qui vise à préserver l’autonomie de chaque circonscription administrative tout en constituant un pool d’acteurs issus tant du secteur rural que des partenaires au développement et même des maîtres d’ouvrage.

Un modèle illustré dans ce document de référence d’une soixantaine de page, élaboré sur la base d’une collecte menée par des experts et complété par le précédent Programme de Développement Routier 2009-2015. Occasion donc pour les trois entités( BAD, MINTP, Experts) de se satisfaire du travail accompli dans la mesure où celui-ci peut être aujourd’hui mise à la disposition de tous les acteurs intervenants dans ce processus. Un guide, il faut le rappeler qui permettra le bitumage de plus 3000 kilomètres de routes pour combler le déficit actuel en parvenant à connecter les différentes villes du Cameroun.

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Cameroun-Austérité Budgetaire: La main invisible des bailleurs de fonds

La réduction de plus 260 milliards de FCFA de l’enveloppe annuelle de l’Etat est la résultante d’une pression des instances de Breton Wood, à la suite de nombreux emprunts improductifs effectués par le Cameroun auprès des créanciers internationaux.

L’enveloppe budgétaire 2020, marque la rupture avec une tradition ancrée dans les mœurs des suiveurs logés dans les enseignes de la chambre basse et haute du parlement camerounais. Un retour a une plus grande lucidité en matière budgétaire, chose sans doute que le pays n’a pas connu depuis l’atteinte de l’Initiative Pays pauvres Très Endettés( PPTE) en 2007. Plus d’une décennie au cours de laquelle le pays n’a cessé de faire des augmentations à la va tout de l’emploi et des ressources annuels, sans que celles-ci ne soient visibles sur le quotidien des populations, fragilisées qu’elles sont par le manque drastique de biens basiques.

DGI CAMEROUN

A l’observation on pourrait tirer un coup de chapeau à l’exécutif camerounais qui aurait choisi d’emprunter contre toute attente, la voie de l’assainissement en muselant certaines niches de dépenses superflues, au profit d’une plus grande abnégation des agents publics dans la réalisation des objectifs de Développement. Oh que neni! La baisse constatée de l’enveloppe budgétaire du Cameroun à hauteur de près de 261 milliards de FCFA, faisant passer celui-ci de 5212 milliards de FCFA à 4951,7 milliards en valeur absolue soit une réduction en valeur relative de plus de 5%. Une réduction qui porte subrepticement la griffe des partenaires financiers extérieurs.

L’impact des bailleurs de fonds

Le rôle des instances internationales dans la conception du budget aux allures d’austérité pour les agents de l’Etat apparaît de façon claire, au regard des recommandations contenues dans les différents accords avec le pays de Paul Biya. En effet les nombreux emprunts sans lendemains effectués par le Cameroun auprès des bailleurs de fonds cheminent peu à peu vers leur phase critique: celle du remboursement. Le récent programme économique et financier signé en juin 2017 avec le Fonds monétaire Internationale(FMI), sous la base d’une Facilité Elargie de Crédit(FEC) d’environ 340 milliards de FCFA, intégrait déjà des mesures quelques peu drastiques à prendre pour assurer la continuité du partenariat avec le groupe de Breton Wood.

LOGO SIEGE FMI

Au centre de cet appui triennal 2017-2020 du FMI accordé au Cameroun figure trois piliers fondamentaux à savoir: L’assainissement budgétaire avec des actions de court terme pour augmenter les marges de manœuvre budgétaire et extérieure et permettre la réduction du déficit de ce budget de 4,5% en 2017 à 1,7% en 2020, tout en sauvegardant les dispositifs de protection sociale; des réformes structurelles sur le plan budgétaire pour mieux atteindre les objectifs fixés dans le cadre du DSCE et faire du Cameroun un pays émergent à l’Horizon 2035; enfin des réformes pour booster le secteur privé et augmenter la résilience du secteur financier par le biais d’une diversification de l’économie.

    Des éléments qui affichent à suffisance la pression dans laquelle se trouve le Cameroun et par conséquent l’Administration de ce pays. Alors reposer la réduction du budget 2020, sur les épaules de l’exécutif camerounais serait selon certains observateurs avertis: « se méprendre sur les agents de l’Administration camerounaise, fortement attachés aux avantages de toute nature pour leur confort individuel ». L’illustration est faite au travers des montants faramineux estimés en moyenne à plus de 70% du Budget, destinés au fonctionnement de ces travailleurs, dont on sait, se taille la part belle de ce gâteau annuel.

Un fonctionnement qui se résume en frais de mission avec des agents qui peuvent avoir plus de 100 jours de mission par an, en frais consacrés aux buffets copieux pour satisfaire les papilles gustatives et les ventres de ceux-ci, en achats de voitures de luxe pour mieux se pavaner dans les rues des capitales régionales et autres lieux de plaisirs avant  le weekend, moment idoine pour visiter le village à bord de cette cylindrée qui servira à porter les nombreuses provisions tirées de la campagne. C’est ce budget de fonctionnement qui est voté sans ambages par les élus nationaux et régionaux du parlement camerounais depuis plusieurs années. 

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Fiscalité-Cameroun : Les consommateurs à nouveau victimes de la pression fiscale

Le Cameroun dans sa loi des finances compte davantage s’attaquer aux contribuables en mettant  non seulement sur pied de nouvelles taxes mais aussi en assurant des mesures de collectes plus contraignantes sur les populations d’en bas.

14% environ de taux de pression sur le contribuable en 2020 contre à peine 13% par le passé, c’est ce qui ressort du bal de la cinquantaine de Chef de département ministériel devant les élus nationaux des différentes chambres du Parlement. Une session ordinaire dernière de l’année de cette instance, destinée prioritairement au vote du Budget.

Une rencontre au cours de laquelle une mesure fiscale restrictive est adoptée et à laquelle devront se conformer les contribuables en particulier le consommateur final dont le porte monnaie déjà maigre, prendra à nouveau un sérieux coup.  » C’est terrible ce pays, les gens là veulent seulement qu’il ait la guerre ici. On va nous contraindre à payer d’autres impôts, alors que nous on a toujours des factures qui sont impayées par l’Etat, bien que le travail ait été livré. Nous allons prendre l’argent où? Que chacun respecte ses engagements vis à vis de l’autre, ce n’est pas seulement du côté du faible que l’on doit appliquer des choses » affirme Bernard Djoko, rencontré au Marché Central de Bertoua.

LOGO FISCALITÉ

Tout comme l’homme d’affaire exerçant dans la Région du Soleil Levant, de nombreux usagers seront obligés de montrer pattes blanches tout au long de cette année fiscale où il est attendu plus de 3000 milliards de FCFA de recettes en valeur absolue soit plus de 60% du Budget 2020 en valeur relative. En effet dans son rôle régalien, l’Etat procédera en 2020 à des prélèvements des biens publics pour mieux constituer son portefeuille de fonds propres.

Dans un premier temps la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) qui constitue la source la plus importante de prélèvement de l’Etat sera fortement mis à contribution au cours de cette échéance fiscale. Par ailleurs la taxe sur le revenu, applicable tant aux portes de l’Etat qu’à l’Intérieur aura sa part de contribution pour davantage gonfler l’assiette fiscale 2020. Des mesures qui présagent un temps de vaches maigres, une période plutôt difficile pour les camerounais qui feront probablement face à de nombreuses inflations des produits de base avec un impact de façon corrélée sur le consommateur final.  

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TIC- Cameroun : Le forum des Innovations 2020 s’active

Après le succès des deux précédentes éditions du FINU, l’équipe de la plateforme DIGITAL ACCESS, se met à nouveau au travail pour offrir aux milliers de visiteurs un concept avec une plus grande intelligence artificielle.

Et de trois pour les membres de DIGITAL ACCESS, structure spécialisée dans la production et la promotion des contenus numériques, la défense sur internet et la lutte contre les discours de haine mais surtout, au delà de ces nombreuses tâche l’association promeut l’un des rendez-vous de brassage et de partage le plus couru au Cameroun dans le domaines des innovations numériques au à savoir: le FINU.

2019 apparaît encore fraîchement dans les mémoires des centaines de participants qui ont empli l’esplanade du Centre International de l’Artisanat de Yaoundé du 06 au 08 juin dernier, pour ce moment annuel unique où convergent de façon naturelle, les esprits les plus fins du numérique du globe. Des acteurs venus de la planète pour assister au moins à un des quatre temps forts de ce conclave, articulé autour des conférences plénières, des ateliers thématiques, des expositions et des Awards. Des intervalles miniaturisés et disponibles sur le site www.forum-innovation.org. La plateforme qui vous permet de revivre cette 2ème édition à travers un rapport détaillé de cet événement.

INTERVIEW COORDONNATEUR DU FINU

Des moments gravés dans la mémoire collective mais désormais loin des aspirations profondes de l’organisation qui s’est déjà projetée vers l’avenir en mettant sur pied de nouvelles surprises pour l’années 2020. Une édition consacrée aux innovations dans différents secteurs d’activité de la vie quotidienne et non plus seulement dans le numérique. Une segmentation encore plus étoffée, avec des articulations qui s’enrichissent de 04 nouvelles autres à savoir : Le show-room, Le business solution, l’open tech et un hackathon.

Un vaste éventail qui permet aux nombreux amoureux des Innovations d’une part et aux visiteurs et curieux d’autres part de se sentir à l’aise lors de cette nouvelle édition du FINU qui, comme par le passé garde l’ambition avec le concours de l’Etat et des partenaires, de voir le Cameroun numériquement émergent à l’horizon 2035, tel que tablé dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi.    

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Tic-Cameroun: Le FINU 2019 a été un grand moment de réflexion sur le numérique

Le Coordonnateur du Forum sur l’Innovation Numérique fait le bilan de la seconde édition de cet événement qui a reçu les félicitations des plus hautes autorités du gouvernement camerounais.

Chers lecteurs,

La deuxième édition du Forum sur l’Innovation Numérique (FINU) a été un grand moment de réflexion sur le numérique au Cameroun. Les conférences touchant les objectifs du plan stratégique Cameroun Numérique Horizon 2020 ont permis de jeter un regard sur ce qui est fait et ce qui reste à faire grâce aux apports de l’innovation numérique.

Cette édition n’aurait jamais été menée sans la contribution importante de plusieurs acteurs, structures, organisations de diverses tailles et entreprises, qu’il importe de remercier. Leurs apports de nature multiforme ont grandement contribué à la tenue de cette deuxième édition du Forum sur l’Innovation Numérique du 6 au 8 juin 2019 à Yaoundé au Cameroun. Nos chaleureux remerciements vont en premier lieu à l’endroit de nos deux parrains institutionnels à savoir le Ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL) et le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA).

Nous adressons un remerciement particulier à l’endroit de Monsieur Bassilekin III Achille, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat qui nous a facilité la tenue du forum au Centre International de l’Artisanat de Yaoundé (CIAY). Aussi, nous exprimons nos remerciements les plus sincères à l’endroit de nos deux sponsors à savoir Facebook et l’Ambassade d’Allemagne au Cameroun qui ont accepté de sponsoriser cette édition. Ce sponsoring a facilité l’organisation, la communication et la mobilisation de plusieurs conférenciers de diverses localités du Cameroun.

Nous exprimons notre gratitude pour la marque d’estime qu’ils ont bien voulu nous accorder. Nos vifs remerciements vont également à l’endroit de nos partenaires en occurrence : Moctinet, Project 24, TAD-IT Services, Dohone SA, CarryMeAndGo, Château News, Sleepmoh, Griote, AVS Telecom, Dreamer, Opinion Actu, Crtv,… qui nous ont accompagnés dans le cadre de cette deuxième édition du FINU. Ils ont non seulement accepté d’être nos partenaires en exposant leurs produits/services dans le secteur numérique, mais également ils ont contribué à l’animation des conférences et ateliers. Nous exprimons encore notre gratitude.

Nos chaleureux remerciements vont en dernier ressort à tous les compétiteurs du concours FinuAwards, les intervenants, les participants et les visiteurs qui nous ont accompagnés tout au long de la deuxième édition du Forum sur l’Innovation Numérique (FINU). Qu’ils trouvent ici notre profonde et sincère gratitude.

Tout ce foisonnement de soutien a permis au FINU 2019 de réunir plus de 1000 participants et visiteurs, 15 exposants dans le secteur de l’Innovation Numérique et 15 projets en compétition. La réussite de ce projet est aussi soutenue par les fonds de l’organisation et la volonté du comité d’organisation à faire écho sur l’innovation numérique pour le développement.

A la lumière de l’expérience de cette édition, nous encourageons tous nos partenaires et sponsors à continuer de nous faire confiance, d’une part, pour la mise en œuvre efficace des projets et programmes, et d’autre part, pour une assistance technique de qualité.

L’édition 2020 en préparation sera un grand rendez-vous des acteurs de l’innovation et des acteurs du numérique pour développer des projets commun de développement dans les secteurs comme la finance, les banques, la santé, le transport, les médias, l’agriculture, le climat, la diplomatie, la culture…

Bonne lecture.

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Privatisation-Cameroun : Plusieurs sociétés d’Etat aux abois

Issues de différents secteurs d’activité, six entreprises qui asphyxient l’Etat sont sur la turbulente voie de la banqueroute.

Cameroon Development Corporation, SODECOTON, SCDP, CAMAIR-Co, CAMTEL, CAMTAINER, ce sont là quelques-unes sinon les principales structures sous portefeuille de la Société National d’Investissement (SNI), placées désormais sous le contrôle de la Commission Technique de Privatisation et des Liquidations. La publication faite il y a plusieurs mois, n’a malheureusement pas fait écho auprès des usagers et n’attire point l’attention des investisseurs.Une vaste action de privatisation et de liquidation qui donneront peut-être un souffle nouveau à ces 06 Sociétés d’Etat, en route vers le périlleux et escarpé chemin de la banqueroute.

La Cameroon Development Corporation, société qui connait bien avant la crise survenue dans sa région siège du Sud-ouest, de nombreux déboires dans la production de ses principaux produits (caoutchouc, huile de palme, banane). La structure pourtant premier employeur après l’Etat devra faire désormais avec la moitié des plus de 22000 employés dont elle avait la charge, raison sans doute pour laquelle par la voix de son patron, Franklin Djié Ngoni, elle a annoncé il y a fort peu un congé technique adressé à plus de 12000 salariés en attendant la restructuration prochaine. Dans la même verve du secteur de l’Agro-industrie, la Société de Développement de Coton, se séparera d’une bonne partie de ses près de 1800 employés à la suite de la cession d’action prévue dans le cadre de la stratégie de privatisation de cette entreprise.

SIEGE CDC CAMEROUN

Une cession d’action à laquelle sera tout aussi soumis la Société Camerounaise des Dépôts pétroliers dont les 51% de parts détenues par l’Etat, soit en valeur absolue près de 04 milliards sur les plus 06 milliards de FCFA de capital que comprend la SCDP, seront mis en vente sur le marché des capitaux. La turbulente compagnie de desserte aérienne Camair-Co, fera les frais de la cession sus évoqué sur la base d’un triptyque ‘’Scission-Liquidation-Privatisation’’. Pas loin de la Cameroon Télécommunication, l’entreprise historique de téléphonie au déficit financier abyssal qui, à la suite d’un processus de cession d’actions et concession ouvrira son capital détenu à 100% par l’Etat, aux agents en besoin d’investissement et par conséquent enverra à la porte la grande majorité de ses plus de 2000 salariés, afin de mieux faire face à la concurrence. Une compétitivité à laquelle ne pourra se déroger la Société de Transit de Transport et de Containers du Cameroun, classée elle aussi dans la liste des dossiers de la CTPL.

GREVE CAMAIR-Co

Retour donc à cette période traumatisante des privatisations des entreprises publiques entamée au cours des années 90, dont l’issu a été parfois tragique, tant pour les structures que pour le devenir des travailleurs. Une seule chose est évidente, ce n’est pas sous la pression des instances Internationales (BM, FMI) qui faisaient feu de tout bois pour instaurer un Programme d’ajustement Structurel au début des années 80. Aujourd’hui c’est un choix stratégique des autorités de Yaoundé qui, suite à la gestion calamiteuse, aux choix stratégiques inappropriés et à la corruption systémique causant de multiples déficits budgétaires dans ces structures. Une décision prise à nouveau une décennie à peine, après l’atteinte de l’initiative PPTE en fin 2007 et dont les prémisses auguraient pourtant des jours meilleurs, malheureusement place à la récession, ceci alors que selon certains experts de la finance, il ne fallait au pays qu’une vision stratégique et des priorités à défendre avec à la tête des managers compétents. Tout ceci pour dire en paraphrasant un philosophe français du 16ème siècle : Les privatisations à l’instar des passions ne sont ni bonnes ni mauvaises tout dépend de la façon de les conduire.

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Cameroun-Israël : l’Innovation Hi-Tech et l’Entrepreunariat en vitrine à Yaoundé

La 4ème édition de ce rendez-vous se tiendra à nouveau dans la capitale camerounaise du 2 au 5 décembre 2019.

Lancé en 2016 à l’initiative du Cameroun et de l’Israël, le séminaire de l’Innovation Hi-Tech et l’Entreprenariat tient à nouveau à honorer à cette ritournelle rencontre d’échange et de partage entre les experts des différents secteurs innovants des technologies et les jeunes porteurs de projets. Un vent de transfert de compétences souffle cette fin d’année à la Chambre de Commerce située au cœur de la ville siège des institutions camerounaises.

LOGO TIC

Une dynamique de formation adressée à une centaine de start-up et de jeunes entrepreneurs camerounais qui sont soit à un stade avancé du développement de leur entreprise, soit sont entrain d’asseoir l’idée de créer une entreprise durable, capable d’appuyer le processus de développement des camerounais.

Une ambition, socle du partenariat qui lie désormais le pays du Proche-Orient à celui de la sous-région Afrique centrale ; tous avec cette volonté de faire croître le secteur des technologies qui constitue l’un des leviers sur lesquels se battit au quotidien Israël et qu’il compte aujourd’hui comme par le passé transmettre aux jeunes entrepreneur camerounais.

LOGO TIC

72 heures de travaux avec d’une part : 2 experts israélien d’entreprises high-tech pour ce séminaire et par ailleurs des intervenants issus du pays hôte à l’instar de : YES Cameroon qui dispensera une formation sur les techniques de rédaction d’un Business plan; le Centre de Formalités et de Création d’Entreprises {CFCE) formera les participants sur les procédures rapides de création d’entreprises; et en fin des succès stories camerounaises feront des interventions pour davantage booster le moral des jeunes entrepreneurs sélectionnés sur la base de critères bien spécifiques et conformes à l’idéal prôné par ce brassage de savoir et de savoir-faire. Une véritable constellation d’intelligence technologique regroupée autour d’un partenariat bilatéral qui n’a cessé de produire des fruits au fil des années.

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Emploi Jeunes : Paul Biya booste les projets des diplômés universitaires

Un projet présidentiel pour l’appui à l’employabilité de cette tranche de la population est en cours à travers un financement des initiatives de création d’entreprises.

Le septennat des opportunités, engagé par le président de la république Paul Biya, lors de sa campagne à l’investiture suprême d’octobre 2018, prend véritablement corps auprès de l’un des ventres mous de la population camerounaise à savoir : les diplômés de l’Enseignement Supérieur.

Une matérialisation de la volonté du numéro 01 camerounais, en cours d’implémentation au Ministère de l’Enseignement Supérieur, figure tutélaire de ces diplômés tout au long de leur parcours académique et exécuté dans les couloirs du 16ème étage par la Division des Etudes, de la Prospectives et des Statistiques de ce département ministériel.

Une innovation dans le secteur de l’employabilité des jeunes diplômés des Universités, qui peuvent désormais bénéficier de financement pour leurs différents projets afin d’entrer le plus tôt possible dans le monde professionnel et plus précisément dans celui de entrepreneuriat. Une valorisation de l’Economie du savoir par la création, la gestion et la durabilité des entreprises managées par de jeunes diplômés issus du système académique camerounais.

Un système éducatif qui, malgré les efforts consentis par le gouvernement continu de produire des milliers de diplômés, sans pour autant garantir un emploi décent à ces derniers, contraignant la grande majorité à des emplois informels ou rémunérés deçà de leurs compétences. D’où cette initiative parrainée par le locataire d’Etoudi, qui vise à mettre en œuvre une politique entrepreneuriale au Cameroun, via la jeunesse universitaire de façon à appuyer la création des entreprises par les jeunes détenteurs de connaissances livresques.

Pour ce faire des incubateurs de savoir sont chargés d’accompagner et coacher des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dans la maturation des projets sélectionnés, soutenir la mise en place des entreprises issues des projets des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, améliorer la visibilité des initiatives entrepreneuriales des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur.

Une première cuvée composée de 100 jeunes bénéficiera de cet appui pendant les 06 prochains mois, pour cela il faudra au préalable remplir les conditions prévues dans le cadre ce concept. Une initiative pour le moins innovante afin de contribuer à la croissance du Cameroun et de s’adapter à l’évolution du monde qui impose des formations pratiques en pleine adéquation avec défis de développement.

Brice Ngolzok 119

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