Cameroun- Assainissement : Une convention collective adaptée aux réalités du secteur

La signature d’un accord qui régit la gestion des déchets, du traitement et des activités connexes par les Entreprises de la filière a été paraphé à Yaoundé entre les acteurs de la profession et le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale.

Nouvelle donne dans le secteur de la Gestion des Déchets, de l’Assainissement et Activités connexes au Cameroun. Un visage de reconnaissance des acteurs de cette filière qui, depuis des lustres, sont régis par les conventions d’autres activités à l’occurrence celles du Commerce ou des bâtiments des Travaux Publics, très souvent en déphasage avec les réalités de la corporation.

Le jour se lève donc pour toutes les structures exerçant dans ce domaine à travers ce guide qui vient ainsi améliorer les conventions précédentes régissant cette activité. En effet ce document permet, une revalorisation salariale pour les catégories I à III des travailleurs qui tient compte dans un premier temps, du SMIG institué en 2014. Par ailleurs ce nouveau contrat social fixe les indemnités journalières de transport à 600 FCFA et la prime à la suite de l’attribution d’une médaille d’Honneur du Travail à 7000 FCFA par année d’ancienneté.

Une victoire de longue haleine

Les fruits tiennent bien la promesse des fleurs. Une floraison entamée en décembre 2016, suite à la correspondance adressée au Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, tutelle administrative de la corporation pour la reprise des négociations relatives à cette convention, suspendue deux ans plutôt. Une adresse dont l’objectif était de doter ce secteur d’un encadrement juridique propre à cette filière.

EQUIPE HYSACAM CAMEROUN

Un but atteint aujourd’hui après près d’une vingtaine de travaux en commission, encadrés par le décret référence du Chef de gouvernement du 28 décembre 2017 fixant les conditions d’admission des syndicats professionnels de la procédure d’enregistrement qui consacre l’existence légale dans son annexe de la branche d’activités « Entreprises de Gestion et d’Assainissement ». Un déclic à l’origine de la signature ce mois décembre 2019, entre les leaders des travailleurs et des employeurs de cette filière et Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de ce nouveau cadre législatif en droite ligne avec les aspirations des travailleurs et des employeurs de ce secteur.

149

Total Number of Words: 414

Total Reading Time: 2 minutes 5 seconds

Minerais-Cameroun : Bientôt des prix harmonisés au sein des carrières

Désormais c’est Entre 9000 et 10.000 FCFA, pour une tonne de Gravier contre 7500 FCFA au plus pratiqués actuellement dans les différentes carrières de la région du centre.

9.000 FCFA, c’est le montant minimum qu’il faudra désormais débourser dans la région du centre, circonscription siège des institutions du Cameroun pour bénéficier d’une tonne de gravier de type 05/15 ou 15/25. Une information recueillie par l’équipe de rédaction de votre site d’information Opinioactu.com, au cours d’une enquête effectuée auprès de trois carrières installées dans cette partie du Cameroun. De façon unanime les carrières : Graviers du Cameroun(GRACAM), Les carrières du Cameroun(LCC) et même le géant marocain Arab contractor, sont engagés à harmoniser les prix des différents produits tirés des roches qu’ils exploitent au quotidien.

Un pas de géant donc pour cette filière, encore ancrée dans les méandres de l’informel et surtout victime d’une concurrence déloyale comme l’a signifié le Président National du Syndicat National Des Distributeurs des Produits De Carrière et Assimilés du Cameroun, Jean-Luc Bikoi rencontré sur le terrain : « L’Etat n’a pas facilité la transparence dans notre secteur avec l’instauration des carrières d’intérêt public qui développent une contre bande préjudiciable aux Carrières commerciales assujetties au payement des droits fixes et variables ». Une difficulté au niveau de la production qui n’est qu’un pan de l’ensemble des problèmes que connait cette chaîne de travail car la distribution elle aussi n’est pas mieux, gangrenée par les revendeurs informels, à la moralité douteuse qui se sont spécialisés dans réduction parfois au 2/3 des quantités de matériaux commandés par les clients, avec ainsi un impact sur les prévisions effectuées dans les différents chantiers de construction.

Rencontre Franco hôtel 26 septembre 2019

Des problèmes nombreux et urgents au sein de cette filière qui emplois des milliers de camerounais et a un effet d’entrainement sur de nombreuses autres activités à l’instar : de la quincaillerie, la cimenterie, le transport pour ne citer que ceux-là. Un secteur porteur dont la demande est de plus en plus galopante avec les grands chantiers en cours au Cameroun, dont les besoins annuels sont estimés à environ 40.000.000 de tonnes en sable et gravier. Une niche de croissance et de développement qui nécessitent un encadrement des acteurs et une harmonisation des prix des produits issus des différentes structures d’exploitation.

Raison sans doute pour laquelle les acteurs de cette corporation ont tenu à prendre le taureau par les cornes à travers la mise sur pied du Syndicat National Des Distributeurs des Produits De Carrière et Assimilés du Cameroun en abrégé SYNDAPROCAC. Un groupe de défense des droits de ses travailleurs, qui aussitôt crée, a mis les petits plats dans les grands en organisant dans l’antre d’un hôtel huppé de la capitale camerounaise, un séminaire de concertation relatif à l’harmonisation des produits de carrière, de valorisation de la qualité et de la norme. Un événement tenu le 26 septembre 2019, en présence des autorités administratives qui interviennent dans la chaîne de cette activité, des promoteurs de carrière et de nombreux membres de la corporation.

station de concassage

L’objectif de cette assise apparaît donc déjà clairement, avec cette avancée significative en matière de formalisation des prix des agrégats qui devrait, dans les prochains jours être appliqués de façon consensuelle à 9.000 FCFA minimum dans les stations de concassage de la région du centre au Cameroun, ceci en adéquation avec le thème de la rencontre de septembre dernier à savoir « Ensemble pour des produits de qualité et bénéfiques pour tous ». Un bon significatif pour les producteurs, les distributeurs, les revendeurs qui connaîtrons un meilleur cadre de vie professionnel mais aussi pour l’Etat du Cameroun qui devrait, à travers le concours du Ministère du Commerce augmenter son assiette fiscale en effectuant des gains estimés à plus de 30 milliards FCFA par an en valeur absolue, une recette sur laquelle ne saurait cracher ce pays en cette période de tension de trésorerie.             

85

Total Number of Words: 737

Total Reading Time: 3 minutes 42 seconds

L’Inde appuie la promotion des énergies renouvelables au Cameroun

Une signature de partenariat a eu lieu à Yaoundé entre le Ministère de l’Eau et de l’Energie du Cameroun et l’India-UN development partnership fund.

Environ 6000 familles sont concernées de façon directe par le projet « Scaling-up Rural Households’use of Renewable Energy-Efficient Technologies ». Un programme de valorisation des énergies renouvelables dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun. Une initiative conjointe de l’Inde et du Cameroun avec le concours du Programme des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (UNESCO). Le partenaire multilatéral qui, à travers ce projet répond à l’ambition de l’Organisation d’atteindre de nombreuses cibles, tel que prévu dans les Objectifs de Développement Durable prescrits depuis 2015 par l’ONU.

D’où l’importance qu’a revêtu la rencontre de ce 25 septembre 2019, au cabinet de Gaston Eloundou Essomba, le Ministre camerounais de l’Eau de l’Energie, afin de parapher le document qui lie désormais le L’inde au Cameroun en matière d’appui à une meilleure résilience des communautés de ces deux parties septentrionales, considérée par l’UNESCO, comme étant des zones prioritaires marquées par une forte dégradation des écosystèmes.

BÂTIMENT ABRITANT LE MINEE

Pendant 24 mois, les deux pays partenaires mettront à profit les plus de 600 milliards de FCFA disponibles pour ce programme, dans l’optique de contribuer efficacement à la mise en œuvre de celui-ci. Un projet qui vise à accompagner environ 4000 localités, dans l’utilisation progressive des Energies renouvelables. Et pour y parvenir une vaste campagne de promotion des systèmes d’énergie contextualisés, solaire et à biomasse sera effectuée dans les différents sites pilotes sélectionnés, afin de catalyser l’adoption et l’utilisation de ces sources d’énergie modernes et moins polluantes par les communautés locales.

Une étape préalable qui permettra aux principales couches cibles que sont les jeunes et les femmes, d’acquérir des compétences adéquates pour utiliser efficacement les technologies nécessaires à l’exploitation des énergies renouvelables. Une ère nouvelle pourrait donc s’ouvrir avec cette coopération Sud-Sud entre le géant Indien de l’Asie du Sud et le Cameroun, pilier de la sous-région Afrique Centrale.

233

Total Number of Words: 381

Total Reading Time: 1 minutes 55 seconds

CAMEROUN-CLIMAT : Impacts des projets structurants sur le climat

 

Le Cameroun est engagé depuis quelques années déjà dans de gigantesques  projets structurants. Plusieurs chantiers sont en cours dans le pays et la problématique de l’impact de ces projets sur l’environnement se pose. Le dernier grand projet en date à démarrer est celui de l’autoroute Douala-Yaoundé, le plus grand projet autoroutier du pays qui a démarré depuis 2015. 

Bordure Autoroute Douala-Yaoundé en terre nue

Ce projet vise à construire un réseau routier moderne d’environ 215 km entre les deux plus importantes villes du Cameroun. Bien que les études d’impact environnementales aient été faites en amont, la question du respect des cahiers de charge reste d’actualité, ce qui construit une chaîne de climato sceptiques. Sur le chantier après trois années de lancement, l’environnement semble être  bien menacé. Le tracé de  l’autoroute se fait en pleine forêt, ce qui pose plusieurs problèmes : le déboisement et la déforestation. Dès que le tronçon sera achevé, l’environnement fera face aux émissions de gaz des échappements de voitures de tout genre.

Situation du climat dans les chantiers

Un projet qui menace l’environnement ?

Sur le plan de la construction du projet, une pulvérisation des grains sur l’espace terre en bordure de route  est prévu après chaque tronçon et progressivement afin d’amortir l’effet de la déforestation. Mais le constat semble présenter autre chose. Plus de deux années après le début du projet, aucune pulvérisation de grains n’est faite jusqu’ici. Il est clair que si cette étape est oubliée, ou exécuté à contre temps, les conséquences peuvent être néfastes pour le projet lui-même à court et à long terme selon les spécialistes. Cette couche de gazon naturelle prévue dans les cahiers de charges aura également pour rôle d’absorber les émissions du CO2 par une compensation du H2O dès la mise en service de l’autoroute. Le ministère de l’environnement doit multiplier les descentes sur le terrain pour vérifier le respect des cahiers de charges.

Rigobert Kenmogne

  108

Total Number of Words: 381

Total Reading Time: 1 minutes 55 seconds

Cameroun-Climat : le pays traîne le pas dans les énergies renouvelables

Le Cameroun est l’un des rares pays africains qui développe les projets énergétiques  sans impliquer ceux devant conduire à l’énergie renouvelable.

Le Cameroun regorge plusieurs barrages  à nos jours. Beaucoup sont en gestation depuis quelques années. Dans les différents projets énergétiques engagés par  le Cameroun, l’énergie  renouvelable n’est toujours pas au bon point, la liste parle d’elle-même: Chollet (400-500 MW) sur le Dja, Grand Eweng (386 MW) et Petit Eweng (230 MW) sur la Sanaga, Noun-Wouri (3000 MW) au confluent du Noun et du Wouri, Mandourou (76 MW) et Mbinjal (66 MW) sur le Faro, Lancrenon (34 MW) sur le Ngou, Vogzom (33 MW) sur la Vina, Munaya (200 MW) sur la Cross-River, Kpaf (300 MW) sur la Katsina, Mentchum (15-35MW) sur la Menchum. Les centrales : Natchigal (400 MW), Song Mbengué (930 MW), Kikot (350-550 MW), Njock (270 MW), Ngodi (475 MW), Song Ndong (250- 300 MW), Nyanzom (375 MW), Bayomen (470 MW), Mouila- Mogué (350 MW), Bagangté (90 MW).

De tous ces projets en gestation, pour les énergies classiques, le champ est encore en friche en matière de développement de projets énergétiques dans le solaire, l’éolien et la biomasse. Officiellement, les sources d’énergie ne représentent jusqu’ici qu’à peine 1% dans le chantier énergétique du Cameroun. Pour preuve, malgré une irradiation solaire de 5,8 kWh/m2 /jour, contre 4 kWh/m2 /jour seulement pour la région du Sud du pays, le septentrion camerounais ne dispose d’aucun parc de panneaux photovoltaïques. Pourtant, comme dans la partie méridionale, les populations et les entreprises du septentrion croulent sous le poids des délestages, du fait d’un déficit de production de l’énergie électrique selon le Magasine  Investir au Cameroun.

Plus de  2500 milliards de francs CFA sont mobilisés, pour le financement de la plus grande infrastructure énergétique en projet au Cameroun. Il s’agit du barrage hydroélectrique de Noun-Wouri, qui sera construit à la jonction du Noun (situé sur le bassin versant de la Sanaga) et du Wouri. Selon les experts, ce projet, qui consiste en un « transfert de l’eau du bassin de la Sanaga vers le Wouri, permettra la construction des centrales hydroélectriques en cascade d’une capacité  totale installée de 3000 MW en phase finale », soit plus du double de la capacité installée actuellement dans le pays (1200 MW).

Mais, en attendant que des investisseurs se déterminent sur ce gigantesque projet et bien d’autres en gestation dans le pays, il faut noter que le Cameroun demeure également un champ en friche en matière de développement de projets énergétiques dans le solaire, l’éolien et la biomasse.

 Rigobert Kenmogne

 

  58

Total Number of Words: 441

Total Reading Time: 2 minutes 13 seconds

Programme de bourses jeunes pour l’eau 2017

Le Programme de bourses d’études pour les jeunes a pour but d’aider les jeunes leaders des pays à revenu faible et intermédiaire à mettre en œuvre des projets visant à lutter contre les problèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), de pollution de l’eau et de pénurie d’eau en leur offrant un programme de formation intensive Les projets et le soutien du mentorat par des experts de haut niveau pendant un an.

Ce programme entraînera dans sa première édition (2017) 10 jeunes leaders communautaires capables de concevoir et de mettre en œuvre des projets d’eau durables et inclusifs qui améliorent considérablement les conditions de vie dans leurs communautés tout en contribuant à la réalisation du SDG n ° 6 (eau et assainissement pour tout).

La société est organisée par Young Water Solutions, une organisation internationale à but non lucratif visant à développer et à soutenir le potentiel des jeunes à contribuer à l’eau, l’assainissement et l’hygiène universelles (WASH) et la gestion des ressources en eau. Ils le font en habilitant les jeunes leaders, en leur fournissant les outils pour mener à bien des projets d’eau dans leurs communautés. Ils favorisent une approche intégrée, à travers leurs projets, ils traitent souvent de défis interconnectés tels que l’adaptation au changement climatique, le reboisement, le chômage des jeunes et la sécurité alimentaire.

Emplacement:

la Belgique

 Avantages

  • Les boursiers participeront à un atelier d’une semaine à Bruxelles et seront formés par des experts: GIRE, Gestion de projet, Outils de suivi et d’évaluation, Leadership, Eau et genre, Entrepreneur social, SDG 6;
  • Les boursiers seront affectés à un mentor selon leurs besoins, qui fournira un soutien technique tout au long du cycle de vie du projet;
  • Les boursiers recevront des possibilités de financement de base jusqu’à 5000 € pour la mise en œuvre de leurs projets.

 Éligibilité

  • Les candidats doivent avoir entre 18 et 30 ans au moment de la demande;
  • Avoir une idée de projet d’eau pour contribuer à la solution d’un problème WASH (eau, assainissement et hygiène), de pollution de l’eau ou de pénurie d’eau;
  • Être résident de cette liste de pays à revenu faible ou intermédiaire;
  • Soyez le fondateur ou le cofondateur de l’idée de projet que vous proposez;
  • Le projet n’a pas encore été mis en œuvre, bien que de nouvelles phases de projets pilotes soient acceptées;
  • Être en mesure d’assister à un atelier en Belgique en novembre 2017, et couvrir vos frais personnels de votre résidence à la; L’aéroport et le retour (le reste des frais de voyage sont couverts);
  • Peut couvrir vos frais de visa. Les organisateurs fourniront une lettre d’invitation;
  • Être capable de communiquer en anglais (niveau intermédiaire minimum).

Régions éligibles: pays à revenu faible et moyen

PROCESSUS DE DEMANDE

Pour postuler, vous devrez enregistrer et télécharger sur YouTube une vidéo de 2 minutes décrivant votre proposition de projet et le problème qu’il essaie de résoudre, et complétez 36 questions sur votre projet et vous-même. Aucune réponse à propos de vous n’est exacte ou fausse: ce que les organisateurs apprécient le plus, c’est l’honnêteté dans les réponses.

Cliquez sur le bouton Appliquer maintenant ci-dessous.

Date limite d’inscription: le 9 août 2017

Demandez le lien d’application à opionactu.com si vous êtes intéressé.

  46

Total Number of Words: 609

Total Reading Time: 3 minutes 3 seconds

Exploitation forestière ::Parc à bois de Ngousso ::Dans les coulisses d’un trafic

Comme ailleurs à Yaoundé qui compte une centaine de points de vente de ces produits ligneux, celui de ce quartier expose une marchandise à la provenance douteuse.

Exploitante de bois

Dans les parcs à bois de Yaoundé, notamment celui de Ngousso sur la route Soa, les clients achètent et font confiance aux vendeurs. En plus de leur vanter des essences souvent dévoyées, ils leur parlent de zones de provenance inexactes. Et le marché du bois attire des foules comme c’est le cas en Ngousso ce 12 juin 2017. Très tôt ce lundi, jour de grande livraison, clients et vendeurs commercent déjà. Sur cette place du marché, plus de vingt comptoirs. L’espace est bien aménagé et l’organisation se fait sous la supervision d’un chef de parc. Le nommé Jean-Pierre en a la charge. En l’absence de ce maître des lieux, Marie qui officie comme une exploitante de bois depuis trois années et Charles, un vendeur tombé en faillite, servent de guide aux clients et nouveaux venus.

«Le bois vendu ou que nous vendons vient de très loin. L’origine est douteuse lorsque nos acquisitions proviennent des scieurs de brousse», confie Charles, un air dégourdi. Raison pour laquelle, des patrouilles de police viennent de temps à autre vérifier certaines opérations. «La police et les agents des eaux et forêts viennent souvent nous demander d’où provient le bois que nous vendons. Généralement, ces missions de contrôle correspondent avec des périodes où certains grands opérateurs ont maille à partir avec les postes de contrôle sur les routes. Ils trouvent alors des astuces pour écouler discrètement leur cargaison», explique Charles. «Il arrive aussi souvent que des voleurs viennent ravitailler le marché de bois volé à la suite d’une panne de camion d’un grand exploitant», ajoute Charles.

Zones de coupe

Ces deux exemples pris par Charles montrent à quel point, la provenance du bois vendu dans les parc à bois, est parfois douteuse. Marie de son côté se veut réaliste, «le bois est rare et lorsque vous avez un livreur vous êtes obligé de prendre ce qu’il vous donne. Le marché est difficile on ne s’en sort pas. Nous ne sommes sûrs que de l’origine du bois industriel car on traite avec la scierie directement lorsqu’on a besoin des déchets de bois. Nous ne savons pas grand-chose du bois qui vient directement de brousse», indique Marie qui reconnait qu’il est possible de se retrouver à vendre du bois illégal. Charles qui s’apprête à se reconvertir dans l’agriculture, doit avoir été abusé par un vendeur qui lui a pris une forte somme pour la coupe et le transport du bois, avant de disparaitre dans la nature, non sans le laisser avec un comptoir vide.

Le transport du bois des zones de coupe vers les parcs, favorise, lui aussi la confusion entretenue et observée autour de la provenance du bois. Les petits opérateurs à ce propos, multiplient d’astuces pour contourner la règlementation en vigueur. Avec la complicité des agents chargés d’assurer le contrôle, s’illustrent pour certains, par des comportements complaisants. Comme d’ailleurs certains responsables des postes locaux ou des délégations qui délivrent des feuilles de chauffeurs contre de l’argent. «Nous ne pouvons pas dire que tout le bois qui se vend ici bénéficie de ces manœuvres, mais il arrive que l’on contourne les rigueur administratives grâce à des arrangements», relève Nicodème, opérateur artisanal rencontré au parc de Ngousso à Yaoundé. L’état des routes est également curieusement pointé du doigt. Michel Obum relate de ce point de vues que «parce que certains voyages durent une à deux semaines. Certains finissent par abandonner leur bois qui par la suite est volé».

Si la provenance s’avère douteuse, les parcs disposent des espèces variées. «Nous vendons le Bubinga, le Bete, le Mouvingui, l’Ebène, le Padou. Souvent les utilisateurs et transformateurs de bois viennent en personne avertie. Mais lorsque nous tombons sur de simples consommateurs, ils peuvent être floués. Car nous gardons toujours dans l’arrière-boutique certaines espèces plus rares», avoue Charles. A ce sujet, de nombreux clients rencontrés dans le parc de Ngousso reconnaissent avoir déjà reçu des espèces en lieu et place d’autres.

Rigobert Kenmogne

35

Total Number of Words: 753

Total Reading Time: 3 minutes 47 seconds

Atelier de mentoring au CIFOR

Gouvernance forestière : les journalistes en formation au CIFOR

Le Centre International pour la Recherche Forestière(CIFOR) vient d’organiser un atelier de mentoring des journalistes sous le thème central « filière bois artisanal au Cameroun »

La salle de conférence du CIFOR  de Yaoundé à Nkolbisson, a accueilli une trentaine de journalistes venus de rédactions diverses, vendredi 12 mai 2017  à l’occasion d’un  atelier de mentoring. Parmi les journalistes présents, on pouvait voir selon la configuration de l’atelier des journalistes seniors ou « mentors » et des journalistes juniors ou « mentorés » ; le président de SCI-LIFE, Leger Ntiga et plusieurs autres membres. Le président de l’Association du Collectif des Vendeurs de Bois et Assimilés (ANCOVA-BOIS a également pris part à ce rendez-vous.

L’atelier de formation qui a duré deux heures a permis aux participants de prendre connaissances des deux objectifs principaux à savoir :renforcer les capacités des journalistes sur la collecte et la diffusion des informations fiables sur la thématique du marché intérieure du bois ;mais aussi donner la visibilité aux activités du CIFOR et ses projets ; suivra un documentaire illustratif sur le problème de la légalisation du bois au Cameroun présenté par Fai colins, responsable de la communication du CIFOR.

Les experts du CIFOR ont également développés plusieurs sous-thèmes sur la gestion de la filière bois au Cameroun. Entre autre, les participants ont été nourris par Raphaël Tsanga, sur la « problématique de l’exploitation du bois d’œuvre au Cameroun » ; de l’exposé d’Edouard Essiane sur l’ « estimation des flux transfrontaliers de bis à partir du Cameroun ». Une expérience de l’atelier précédent développé par Adrienne Engono de SCI-LIFE va permettre aux participants et organisateurs d’améliorer les résultats du nouvel atelier devant s’étendre sur six mois où les journalistes seniors vont accompagner les juniors et suivi d’une évaluation.

 

                                                                                                               Rigobert Kenmogne

37

Total Number of Words: 320

Total Reading Time: 1 minutes 37 seconds