Cameroun-Economie Numérique : le pays a la Palme d’or des forums infructueux

Depuis 2015, il ne se passe plus une année sans que le Ministère des Postes et Télécommunication n’invente un concept relatif à ce secteur sans que de véritables changements ne soient visibles dans le paysage.

Difficile aujourd’hui, pour un profane des Technologies de l’Information et de la Communication, de ne pas observer les retards criards auxquels fait face le Cameroun en matière d’économie numérique. Une certitude se dégage tout de même autour de ce secteur porteur, c’est bien l’organisation régulière dans ce pays de conférences, forums et autres regroupements sous le triturant slogan vide et improductif d’économie numérique. Des Concepts portés depuis une demi-décennie par le Ministère des Postes et Télécommunication (MINPOSTEL).

LOGO ECONOMIE NUMERIQUE

En juin 2019, c’est toute une semaine consacrée à l’Innovation Numérique, il était question à en croire Minette Libom Li Likeng, Ministre des Postes et Télécommunication, de donner une lisibilité et une visibilité aux projets des start-up engagées dans le numérique. Sous le thème : « Innovez, créez et surtout osez : quelles appropriations et quelles perspectives pour cet appel du Chef de l’Etat ». La cheffe de Département a tenu comme à l’accoutumée, à mettre au-devant de la scène le nom de Paul Biya, le Président de la République, parrain de cet évènement et par conséquent artificier en chef (à vérifier) de cette mascarade orchestrée en grande trompe par le MINPOSTEL.Une machination dont-on peut fleurer à des kilomètres la débâcle future. Une nouvelle exhibition grotesque qui a pris forme récemment au Campus de l’Ecole Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et TIC(SUP’PTIC).

SEMINAIRE SUR LE NUMERIQUE

Un feu de paille qui a brulé pendant 05 jours au milieu de quelques rêveurs et amoureux des Technologies de l’Information de la Communication et s’est aussitôt éteint dès la fermeture des rideaux, ramenant malheureusement ces jeunes entrepreneurs à la triste réalité de la misère et de l’abandon dont ils sont victimes depuis des années. Difficile mais l’histoire est têtue et les faits sont de façon inéluctable sacrés. En effet la ‘’Semaine de l’Innovation Numérique’’, réveille à la mémoire de moult observateurs ces nombreuses mise en scène initiées par les mêmes administrateurs sans que des lendemains fructueux ne soient donnés à celles-ci.

Succession des séminaires sans suite

En premier lieu : ‘’Les journées Nationales de l’Economie Numérique’’ lancées en mars 2016, sous fond de grand tapage médiatique et dont les objectifs auguraient en leur temps les fruits comparables à la promesse des fleurs. Trois ans plus tard, Rien mais alors rien ne filtre, aucun chiffre sur les retombés de la rencontre, plus une seule parole publique sur les résultats obtenus de cette vaste prestidigitation, ce gros tintamarre, cette esbroufe qui pourtant ouvrait la porte selon le patron du MINPOSTEL, à la culture du numérique et à celle de la recherche qui devait déboucher sur des innovations dans le numérique.

LOGO ECONOMIE NUMERIQUE

Secundo ‘’Le forum International sur l’Economie Numérique’’ tenu du 15 au 17 mai 2017, toujours sous le haut patronage du Président camerounais Paul Biya. Une cérémonie à laquelle le gratin de hautes personnalités a pris part dans un hôtel huppé de Yaoundé. Trois jours durant il était question de répondre à l’interrogation « Comment réussir l’économie numérique au Cameroun ? ». Force est de constater que, la ou les réponses sont restées dans les tiroirs des bureaux situés au quartier administratif à Yaoundé. Une rencontre qui était pourtant censée être le prolongement du grand rendez-vous mondial « Investir au Cameroun terre d’attractivités », cet évènement International présidé en personne pendant 48 h, au mois de mai 2016, par le numéro 1 camerounais sur les hauteurs de colline Nyada, au palais des congrès à Yaoundé. Tout ceci afin d’ouvrir une fois de plus aux « startupeurs », des partenariats et des financements des grandes firmes multinationales. Malheureusement le quotidien de ceux qui s’y sont investis en dit long sur le pot aux roses qu’est devenue cette plateforme conçue autour du numérique.

Deux déconvenues qui affichent à dessein, le peu d’espoir qu’on peu attendre du plan stratégique « Cameroun numérique 2020 » dont les prémisses de réussite depuis sont lancement en 2015, sont loin de l’ambitieuse volonté de générer plus 50.000 emplois directs et 300 milliards de FCFA de recettes fiscales tirés de ce secteur. Un domaine qui sans doute apparaît comme étant le moyen le plus rapide aujourd’hui pour rattraper le gap par rapport aux autres puissances du globe, qui ont mis à contribution les personnes qu’il faut à la place qu’il faut, afin de mieux booster cette niche de gains pluriels et au potentiel immense au Cameroun.

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Cameroun- Assainissement : Une convention collective adaptée aux réalités du secteur

La signature d’un accord qui régit la gestion des déchets, du traitement et des activités connexes par les Entreprises de la filière a été paraphé à Yaoundé entre les acteurs de la profession et le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale.

Nouvelle donne dans le secteur de la Gestion des Déchets, de l’Assainissement et Activités connexes au Cameroun. Un visage de reconnaissance des acteurs de cette filière qui, depuis des lustres, sont régis par les conventions d’autres activités à l’occurrence celles du Commerce ou des bâtiments des Travaux Publics, très souvent en déphasage avec les réalités de la corporation.

Le jour se lève donc pour toutes les structures exerçant dans ce domaine à travers ce guide qui vient ainsi améliorer les conventions précédentes régissant cette activité. En effet ce document permet, une revalorisation salariale pour les catégories I à III des travailleurs qui tient compte dans un premier temps, du SMIG institué en 2014. Par ailleurs ce nouveau contrat social fixe les indemnités journalières de transport à 600 FCFA et la prime à la suite de l’attribution d’une médaille d’Honneur du Travail à 7000 FCFA par année d’ancienneté.

Une victoire de longue haleine

Les fruits tiennent bien la promesse des fleurs. Une floraison entamée en décembre 2016, suite à la correspondance adressée au Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, tutelle administrative de la corporation pour la reprise des négociations relatives à cette convention, suspendue deux ans plutôt. Une adresse dont l’objectif était de doter ce secteur d’un encadrement juridique propre à cette filière.

EQUIPE HYSACAM CAMEROUN

Un but atteint aujourd’hui après près d’une vingtaine de travaux en commission, encadrés par le décret référence du Chef de gouvernement du 28 décembre 2017 fixant les conditions d’admission des syndicats professionnels de la procédure d’enregistrement qui consacre l’existence légale dans son annexe de la branche d’activités « Entreprises de Gestion et d’Assainissement ». Un déclic à l’origine de la signature ce mois décembre 2019, entre les leaders des travailleurs et des employeurs de cette filière et Grégoire Owona, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de ce nouveau cadre législatif en droite ligne avec les aspirations des travailleurs et des employeurs de ce secteur.

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Cameroun-Insfrastructures rouières: Un plan directeur taillé sur la vision 2035

Le document stratégique a été présenté au public dans un hôtel huppé de Yaoundé par le Ministère des Travaux Publics et la Banque Africaine de Développement.

2020-2035, marque un nouveau prisme dans la construction et la gestion des infrastructures routières au Cameroun. Une dynamique nouvelle, placée sous le sceau d’un Plan Directeur Routier novateur et proche de la réalité telle que projetée dans la vision de développement du Cameroun, qui se veut émergent dans les 15 années avenir.

parvenir à cette ambitieux projet nécessite des tronçons routiers de qualité et surtout une plus grande connectivité des différentes régions par le bitumage tout azimut des liaisons nationales. Un pan clairement abordé par Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics qui a ainsi rappeler lors de son propos de circonstance, les grandes lignes d’interventions de l’Etat dans ce secteur.

DISCOURS MINTP

De façon non exhaustive il sera question selon le chef de département d’accroitre le réseau autoroutier à travers l’accélération des travaux des autoroutes Yaoundé-Douala( 197 km), Lolabe-Kribi(39 km) ou encore Yaoundé-Nsimalen( 23km); l’aménagement des routes communales en collaboration avec les autorités décentralisées. Une approche concertée qui vise à préserver l’autonomie de chaque circonscription administrative tout en constituant un pool d’acteurs issus tant du secteur rural que des partenaires au développement et même des maîtres d’ouvrage.

Un modèle illustré dans ce document de référence d’une soixantaine de page, élaboré sur la base d’une collecte menée par des experts et complété par le précédent Programme de Développement Routier 2009-2015. Occasion donc pour les trois entités( BAD, MINTP, Experts) de se satisfaire du travail accompli dans la mesure où celui-ci peut être aujourd’hui mise à la disposition de tous les acteurs intervenants dans ce processus. Un guide, il faut le rappeler qui permettra le bitumage de plus 3000 kilomètres de routes pour combler le déficit actuel en parvenant à connecter les différentes villes du Cameroun.

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Cameroun-Austérité Budgetaire: La main invisible des bailleurs de fonds

La réduction de plus 260 milliards de FCFA de l’enveloppe annuelle de l’Etat est la résultante d’une pression des instances de Breton Wood, à la suite de nombreux emprunts improductifs effectués par le Cameroun auprès des créanciers internationaux.

L’enveloppe budgétaire 2020, marque la rupture avec une tradition ancrée dans les mœurs des suiveurs logés dans les enseignes de la chambre basse et haute du parlement camerounais. Un retour a une plus grande lucidité en matière budgétaire, chose sans doute que le pays n’a pas connu depuis l’atteinte de l’Initiative Pays pauvres Très Endettés( PPTE) en 2007. Plus d’une décennie au cours de laquelle le pays n’a cessé de faire des augmentations à la va tout de l’emploi et des ressources annuels, sans que celles-ci ne soient visibles sur le quotidien des populations, fragilisées qu’elles sont par le manque drastique de biens basiques.

DGI CAMEROUN

A l’observation on pourrait tirer un coup de chapeau à l’exécutif camerounais qui aurait choisi d’emprunter contre toute attente, la voie de l’assainissement en muselant certaines niches de dépenses superflues, au profit d’une plus grande abnégation des agents publics dans la réalisation des objectifs de Développement. Oh que neni! La baisse constatée de l’enveloppe budgétaire du Cameroun à hauteur de près de 261 milliards de FCFA, faisant passer celui-ci de 5212 milliards de FCFA à 4951,7 milliards en valeur absolue soit une réduction en valeur relative de plus de 5%. Une réduction qui porte subrepticement la griffe des partenaires financiers extérieurs.

L’impact des bailleurs de fonds

Le rôle des instances internationales dans la conception du budget aux allures d’austérité pour les agents de l’Etat apparaît de façon claire, au regard des recommandations contenues dans les différents accords avec le pays de Paul Biya. En effet les nombreux emprunts sans lendemains effectués par le Cameroun auprès des bailleurs de fonds cheminent peu à peu vers leur phase critique: celle du remboursement. Le récent programme économique et financier signé en juin 2017 avec le Fonds monétaire Internationale(FMI), sous la base d’une Facilité Elargie de Crédit(FEC) d’environ 340 milliards de FCFA, intégrait déjà des mesures quelques peu drastiques à prendre pour assurer la continuité du partenariat avec le groupe de Breton Wood.

LOGO SIEGE FMI

Au centre de cet appui triennal 2017-2020 du FMI accordé au Cameroun figure trois piliers fondamentaux à savoir: L’assainissement budgétaire avec des actions de court terme pour augmenter les marges de manœuvre budgétaire et extérieure et permettre la réduction du déficit de ce budget de 4,5% en 2017 à 1,7% en 2020, tout en sauvegardant les dispositifs de protection sociale; des réformes structurelles sur le plan budgétaire pour mieux atteindre les objectifs fixés dans le cadre du DSCE et faire du Cameroun un pays émergent à l’Horizon 2035; enfin des réformes pour booster le secteur privé et augmenter la résilience du secteur financier par le biais d’une diversification de l’économie.

    Des éléments qui affichent à suffisance la pression dans laquelle se trouve le Cameroun et par conséquent l’Administration de ce pays. Alors reposer la réduction du budget 2020, sur les épaules de l’exécutif camerounais serait selon certains observateurs avertis: « se méprendre sur les agents de l’Administration camerounaise, fortement attachés aux avantages de toute nature pour leur confort individuel ». L’illustration est faite au travers des montants faramineux estimés en moyenne à plus de 70% du Budget, destinés au fonctionnement de ces travailleurs, dont on sait, se taille la part belle de ce gâteau annuel.

Un fonctionnement qui se résume en frais de mission avec des agents qui peuvent avoir plus de 100 jours de mission par an, en frais consacrés aux buffets copieux pour satisfaire les papilles gustatives et les ventres de ceux-ci, en achats de voitures de luxe pour mieux se pavaner dans les rues des capitales régionales et autres lieux de plaisirs avant  le weekend, moment idoine pour visiter le village à bord de cette cylindrée qui servira à porter les nombreuses provisions tirées de la campagne. C’est ce budget de fonctionnement qui est voté sans ambages par les élus nationaux et régionaux du parlement camerounais depuis plusieurs années. 

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Fiscalité-Cameroun : Les consommateurs à nouveau victimes de la pression fiscale

Le Cameroun dans sa loi des finances compte davantage s’attaquer aux contribuables en mettant  non seulement sur pied de nouvelles taxes mais aussi en assurant des mesures de collectes plus contraignantes sur les populations d’en bas.

14% environ de taux de pression sur le contribuable en 2020 contre à peine 13% par le passé, c’est ce qui ressort du bal de la cinquantaine de Chef de département ministériel devant les élus nationaux des différentes chambres du Parlement. Une session ordinaire dernière de l’année de cette instance, destinée prioritairement au vote du Budget.

Une rencontre au cours de laquelle une mesure fiscale restrictive est adoptée et à laquelle devront se conformer les contribuables en particulier le consommateur final dont le porte monnaie déjà maigre, prendra à nouveau un sérieux coup.  » C’est terrible ce pays, les gens là veulent seulement qu’il ait la guerre ici. On va nous contraindre à payer d’autres impôts, alors que nous on a toujours des factures qui sont impayées par l’Etat, bien que le travail ait été livré. Nous allons prendre l’argent où? Que chacun respecte ses engagements vis à vis de l’autre, ce n’est pas seulement du côté du faible que l’on doit appliquer des choses » affirme Bernard Djoko, rencontré au Marché Central de Bertoua.

LOGO FISCALITÉ

Tout comme l’homme d’affaire exerçant dans la Région du Soleil Levant, de nombreux usagers seront obligés de montrer pattes blanches tout au long de cette année fiscale où il est attendu plus de 3000 milliards de FCFA de recettes en valeur absolue soit plus de 60% du Budget 2020 en valeur relative. En effet dans son rôle régalien, l’Etat procédera en 2020 à des prélèvements des biens publics pour mieux constituer son portefeuille de fonds propres.

Dans un premier temps la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) qui constitue la source la plus importante de prélèvement de l’Etat sera fortement mis à contribution au cours de cette échéance fiscale. Par ailleurs la taxe sur le revenu, applicable tant aux portes de l’Etat qu’à l’Intérieur aura sa part de contribution pour davantage gonfler l’assiette fiscale 2020. Des mesures qui présagent un temps de vaches maigres, une période plutôt difficile pour les camerounais qui feront probablement face à de nombreuses inflations des produits de base avec un impact de façon corrélée sur le consommateur final.  

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Privatisation-Cameroun : Plusieurs sociétés d’Etat aux abois

Issues de différents secteurs d’activité, six entreprises qui asphyxient l’Etat sont sur la turbulente voie de la banqueroute.

Cameroon Development Corporation, SODECOTON, SCDP, CAMAIR-Co, CAMTEL, CAMTAINER, ce sont là quelques-unes sinon les principales structures sous portefeuille de la Société National d’Investissement (SNI), placées désormais sous le contrôle de la Commission Technique de Privatisation et des Liquidations. La publication faite il y a plusieurs mois, n’a malheureusement pas fait écho auprès des usagers et n’attire point l’attention des investisseurs.Une vaste action de privatisation et de liquidation qui donneront peut-être un souffle nouveau à ces 06 Sociétés d’Etat, en route vers le périlleux et escarpé chemin de la banqueroute.

La Cameroon Development Corporation, société qui connait bien avant la crise survenue dans sa région siège du Sud-ouest, de nombreux déboires dans la production de ses principaux produits (caoutchouc, huile de palme, banane). La structure pourtant premier employeur après l’Etat devra faire désormais avec la moitié des plus de 22000 employés dont elle avait la charge, raison sans doute pour laquelle par la voix de son patron, Franklin Djié Ngoni, elle a annoncé il y a fort peu un congé technique adressé à plus de 12000 salariés en attendant la restructuration prochaine. Dans la même verve du secteur de l’Agro-industrie, la Société de Développement de Coton, se séparera d’une bonne partie de ses près de 1800 employés à la suite de la cession d’action prévue dans le cadre de la stratégie de privatisation de cette entreprise.

SIEGE CDC CAMEROUN

Une cession d’action à laquelle sera tout aussi soumis la Société Camerounaise des Dépôts pétroliers dont les 51% de parts détenues par l’Etat, soit en valeur absolue près de 04 milliards sur les plus 06 milliards de FCFA de capital que comprend la SCDP, seront mis en vente sur le marché des capitaux. La turbulente compagnie de desserte aérienne Camair-Co, fera les frais de la cession sus évoqué sur la base d’un triptyque ‘’Scission-Liquidation-Privatisation’’. Pas loin de la Cameroon Télécommunication, l’entreprise historique de téléphonie au déficit financier abyssal qui, à la suite d’un processus de cession d’actions et concession ouvrira son capital détenu à 100% par l’Etat, aux agents en besoin d’investissement et par conséquent enverra à la porte la grande majorité de ses plus de 2000 salariés, afin de mieux faire face à la concurrence. Une compétitivité à laquelle ne pourra se déroger la Société de Transit de Transport et de Containers du Cameroun, classée elle aussi dans la liste des dossiers de la CTPL.

GREVE CAMAIR-Co

Retour donc à cette période traumatisante des privatisations des entreprises publiques entamée au cours des années 90, dont l’issu a été parfois tragique, tant pour les structures que pour le devenir des travailleurs. Une seule chose est évidente, ce n’est pas sous la pression des instances Internationales (BM, FMI) qui faisaient feu de tout bois pour instaurer un Programme d’ajustement Structurel au début des années 80. Aujourd’hui c’est un choix stratégique des autorités de Yaoundé qui, suite à la gestion calamiteuse, aux choix stratégiques inappropriés et à la corruption systémique causant de multiples déficits budgétaires dans ces structures. Une décision prise à nouveau une décennie à peine, après l’atteinte de l’initiative PPTE en fin 2007 et dont les prémisses auguraient pourtant des jours meilleurs, malheureusement place à la récession, ceci alors que selon certains experts de la finance, il ne fallait au pays qu’une vision stratégique et des priorités à défendre avec à la tête des managers compétents. Tout ceci pour dire en paraphrasant un philosophe français du 16ème siècle : Les privatisations à l’instar des passions ne sont ni bonnes ni mauvaises tout dépend de la façon de les conduire.

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Environnement-Cameroun : l’Economie verte en débat à Yaoundé

Les enjeux et les perspectives de cette nouvelle niche moderne de gain sont au menu des échanges lors du 1er forum national consacré à cette problématique.

Venus des 10 régions du Cameroun pour assister dans les entrailles de capitale Yaoundé, à la 1ère édition du Forum National sur l’Economie verte(FONEV), les experts des quatre coins de ce pays sont unanimes quant à l’urgence de sortir de la forme de gouvernance économique actuelle du patrimoine naturel camerounais.

« Il faut dire qu’il y a un grand potentiel aujourd’hui au Cameroun sur le plan naturel avec par exemple : les forêts qui constituent un grand atout pour le développement de l’économie verte dans notre pays, il y a également le secteur des déchets à la fois urbains et ménagers ; celui des énergies renouvelables et même l’Agroécologie qui sont des avantages pour le Cameroun » affirme Anicet Kenfack, chercheur en Economie verte et présent lors de cette rencontre d’échange et de partage.

PHOTO DE GROUPE FONEV

 Des propos assez illustratifs de l’importance de la migration vers cette forme d’économie qui devrait se substituer à l’économie brune pratiquée actuellement au Cameroun et dans la quasi-totalité des pays africains. Un modèle qui, selon Maurice Tsalefack, Professeur à l’Université de Dschang, est à l’origine de la destruction de l’Environnement entrainant des nouvelles formes de pathologie auxquelles les camerounais n’étaient point habitués, avec un risque énorme sur la disparition des médicaments qui sont généralement produits par notre Environnement.

CAGE A BOUTEILLES

Le défi est donc grand pour les érudits réunis pendant 48 heures au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé, car il est question de faire un état des lieux des activités qui interviennent dans ce secteur innovant mais nécessaire, d’élaborer un cadre stratégique sur l’Economie verte au Cameroun à travers des piliers porteurs qui pourront encadrer ce modèle.

Le rôle de l’Etat apparaît donc crucial, dans ce processus car en dernier ressort c’est aux pouvoirs publics de mettre sur pied un cadre législatif et réglementaire capables d’impulser cette dynamique déjà portée par de nombreux pays développés, conscient de la destruction massive de la couche d’ozone et des conséquences sur le devenir de la planète et partant de la race humaine.

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Cameroun-Fonctionnaires Fictifs: Louis Paul Motaze initie une nouvelle trappe

Une autre dématérialisation des paiements par le truchement d’une réforme relative à l’émission des bons de caisses via des titres électroniques et non plus par voie de paiements physiques, est en cours d’implémentation au Ministère des Finances.

Engagé depuis sa prise de fonction le 05 mars 2018, au lendemain du décret présidentiel publié 72 heures plutôt, faisant de lui le nouveau patron des Finances au Cameroun, Louis Paul Motaze, s’est résolument tourné vers la chasse sans répit des fonctionnaires véreux qui émargent dans les caisses de l’Etat. Une initiative qui a pris diverses formes, sur la base d’une stratégie bien huilée afin d’extirper le bon grain de l’ivraie.
Aujourd’hui, c’est une opération de vérification en vigueur expérimentée dès les prochains salaires, à travers une autre dématérialisation progressive des matricules de l’Etat dont les virements se font sous bons de caisse, pour un passage progressif vers des titres électroniques afin de palier aux paiements physiques actuels.

Un nouvel attrape nigaud qui vise non seulement à simplifier les procédures de paiements de la solde et surtout réduire de façon substantielle les mouvements de fraude pratiquer dans plusieurs Trésoreries Générales, Perceptions et Recettes des Finances où circulent de nombreux matricules fictifs, soient du fait de quelques lenteurs administratives mais plus encore, du maintien en solde des ces matricules par certains agents sans vergogne du trésor au travers de quelques moyens peu orthodoxes et qui s’en accaparent chaque fin de mois.

MINFI CAMEROUN

C’est donc clairement une mise en quarantaine que devrait subir d’ici la fin de l’année d’autres matricules qui parvenaient encore à filer entre les mailles du Ministère des Finances. Une mesure sans doute qui vient s’ajouter à celles entreprises par l’ex Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire du Cameroun, déterminer à mettre fin aux tripatouillages qui n’ont que trop durée, sous une fallacieuse l’illusion d’être un véritable serpent de mer, impossible à saisir.

Un espoir certain peut donc être attendu de cette nouvelle mesure qui n’élague pas celles précédentes à savoir: l’opération de Comptage Physique des Personnels de l’Etat(COPPE), qui a permis d’isoler plus de 44000 faux agents publics et généré environ 30 milliards de FCFA, ou encore la récente mise en oeuvre des virements individualisés de la solde à l’origine du démantèlement d’environ 11000 matricules fictifs. De bonne augure pour le Cameroun, pays mondialement reconnu pour la corruption à outrance qui gangrène toutes les strates de sa société.

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Gouvernance: L’extrême pauvreté a un avenir en Afrique

Selon les prévisions de la Banque Mondiale, le phénomène va devenir une particularité exclusivement réservée aux pays du continent africain d’ici 2030.

Quatre africains sur 10, survivent avec moins de 2 dollars par jour, soit environ 416 millions dafricains vivent quotidiennement avec moins de 1000 FCFA en 24 heures. Des statistiques qui émanent d’une étude du groupe de la Banque mondiale effectué en 2015. Une tendance qui fera du continent le seul sur la terre à l’horizon 2030, dont les populations seront victimes de l’extrême pauvreté avec son lot de conséquences sur le développement global de l’Afrique.

Le récent rapport Africa’s Pulse, publié depuis Washington le 09 octobre dernier par les économistes de la Banque mondiale, revient à nouveau sur la question de la lutte contre la pauvreté. Une interrogation essentielle qui se meut dans le quotidien des populations africaines, en proie non seulement à la malnutrition permanente mais davantage à une situation d‘extrême pauvreté dont les prémisses, selon les experts de l’Institution de breton Woods sont perceptibles depuis 2015, et pourraient dans la quart de siècle prochain constitué une exclusivité africaine.

EXTREME PAUVRETE EN AFRIQUE

Bien que dans le rapport Africa’s Pulse 2019, de nombreux signaux de croissance sont identifiés avec des prévisions 2,6% de taux de croissance en fin 2019, ce qui devrait globalement entraîner une certaines courbe croissante dans la quasi totalité des pays du continent, à travers la baisse du taux d’insécurité et un regain d’énergie des pays producteurs de pétrole suite à l’augmentation des différentes productions nationales. Reste tout de même que la répartition des dividendes issus de ces avantages comparatifs afin d’équilibrer et de réduire le fossé entre les différentes couches sociales constitue encore un véritable problème en Afrique.

EXTRÊME PAUVRETÉ EN AFRIQUE

Il est donc crucial de mettre au centre des priorités, la lutte contre la pauvreté qui va crescendo en Afrique. Pour cela, il faut agir sur des leviers efficaces en donnant aux pauvres les moyens d’accélérer la transition démographique à laquelle est fortement confrontée le continent, tout en réduisant les taux de fécondités, dans l’optique de tirer parti du système alimentaire en valorisant l’Agriculture. Tout à côté, il serait aussi impérieux de développer des activités non agricoles et à s’atteler par la même occasion aux facteurs de risque et de conflit.

Tout ceci passe par une augmentation voire une optimisation des allocations de fonds publics, dans la perspective d’améliorer de façon quotidienne la vie des plus vulnérables à l’instar des jeunes et des femmes. Un canevas contenu dans ce rapport de la Banque mondiale, qui ne demande qu’une volonté des politiques afin de ne plus offrir dans quelques années cette fresque de misère et d’extrême pauvreté qui a toujours caractérisé le continent, berceau de l’humanité.

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Santé : 16 millions de vies suspendues à Lyon

La rencontre de reconstitution des fonds du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la Tuberculose qui se tient en France permettra de donner un espoir à ces millions de personnes exposées à ces pathologies.

10 octobre 2019, un jour qui restera certainement gravé dans la mémoire collective, comme étant celui qui aura davantage permis d’éradiquer de façon continue le VIH/Sida, le Paludisme et là Tuberculose. Trois pathologies à l’origine du décès de près de 4.5 millions de personnes dans le monde chaque année.

Un tournant décisif pour les nombreux chefs d’Etat, réunis autour d’Emmanuel Macron, le président français, hôte de cette rencontre Internationale de refinancement du Fonds mondial chargé de lutter contre ces trois pandémies. Des pathologies dont les chiffres ne cessent de surprendre, malgré les efforts constants des différents partenaires.Des maux pourtant consignés dans l‘énoncé n°3, des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés en 2015, mais dont les ravages continuent de se propager à travers la monde.

ANTI RETRO VIRAUX

En guise de statistique on dénombre aujourd’hui, environ 216 millions de personnes infectées par le paludisme, dont 445000 décès enregistrés lors du dernier rapport en la matière effectué par l’organisation onusienne en 2016. Un chiffre sans doute alarmant mais qui n’ôte en rien le cataclysme causé par les infections du bacille de kock, estimées à plus de 10 millions de cas chaque année dans le globe, entraînant le décès de près de 02 millions d’individus. Des pertes en vie humaine auxquelles viennent se greffer celles du VIH/Sida, considérées aujourd’hui comme la principale cause de mortalité chez les femmes de 15 à 49 ans selon le Fonds mondial.

L’ANOPHÈLE FEMELLE

Des chiffres qui affichent à dessein cette lugubre fresque des dégâts causés par ces pandémies, ces veuves noires, ces tueuses en série qui déciment au quotidien les populations du monde. Une invasion qui témoigne par ailleurs de l’urgence à éradiquer ces fléaux. Pour y parvenir les contributions des différents pays donateurs et des Etats membres s’avèrent être d’une importance capitale, car à la clé, c’est sensiblement 8400 milliards de FCFA qui sont attendus sur la table Lyonnaise, pour mieux combattre ces trois pathologies.

Une augmentation nette d’environ 1100 milliards de FCFA en valeur absolue, soit quasiment 15% en valeur relative. Des sommes qui appellent donc à la solidarité tout azimut des Etats, à travers des contributions un peu plus significatives de chaque membre, afin que, l’objectif d’éliminer ces maladies à l’horizon 2030, ne soit plus un slogan, mais une réalité pour et dans chaque pays de là planète.

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