Emploi Jeunes : Paul Biya booste les projets des diplômés universitaires

Un projet présidentiel pour l’appui à l’employabilité de cette tranche de la population est en cours à travers un financement des initiatives de création d’entreprises.

Le septennat des opportunités, engagé par le président de la république Paul Biya, lors de sa campagne à l’investiture suprême d’octobre 2018, prend véritablement corps auprès de l’un des ventres mous de la population camerounaise à savoir : les diplômés de l’Enseignement Supérieur.

Une matérialisation de la volonté du numéro 01 camerounais, en cours d’implémentation au Ministère de l’Enseignement Supérieur, figure tutélaire de ces diplômés tout au long de leur parcours académique et exécuté dans les couloirs du 16ème étage par la Division des Etudes, de la Prospectives et des Statistiques de ce département ministériel.

Une innovation dans le secteur de l’employabilité des jeunes diplômés des Universités, qui peuvent désormais bénéficier de financement pour leurs différents projets afin d’entrer le plus tôt possible dans le monde professionnel et plus précisément dans celui de entrepreneuriat. Une valorisation de l’Economie du savoir par la création, la gestion et la durabilité des entreprises managées par de jeunes diplômés issus du système académique camerounais.

Un système éducatif qui, malgré les efforts consentis par le gouvernement continu de produire des milliers de diplômés, sans pour autant garantir un emploi décent à ces derniers, contraignant la grande majorité à des emplois informels ou rémunérés deçà de leurs compétences. D’où cette initiative parrainée par le locataire d’Etoudi, qui vise à mettre en œuvre une politique entrepreneuriale au Cameroun, via la jeunesse universitaire de façon à appuyer la création des entreprises par les jeunes détenteurs de connaissances livresques.

Pour ce faire des incubateurs de savoir sont chargés d’accompagner et coacher des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dans la maturation des projets sélectionnés, soutenir la mise en place des entreprises issues des projets des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, améliorer la visibilité des initiatives entrepreneuriales des jeunes ou groupes de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur.

Une première cuvée composée de 100 jeunes bénéficiera de cet appui pendant les 06 prochains mois, pour cela il faudra au préalable remplir les conditions prévues dans le cadre ce concept. Une initiative pour le moins innovante afin de contribuer à la croissance du Cameroun et de s’adapter à l’évolution du monde qui impose des formations pratiques en pleine adéquation avec défis de développement.

Brice Ngolzok

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Elections Cameroon : Les minorités au cœur du débat électoral

La récente session de droit organisée à Yaoundé par ce conseil, a à nouveau mis en exergue ce pan du code électoral camerounais peu matérialisé lors des précédents scrutins électoraux.

Sonnette d’alarme de Elections Cameroon, la structure chargée de l’organisation des échéances électorales au Cameroun exige, dans le cadre du double scrutin législatif et municipal prévu le 09 février prochain, une plus grande implication des minorités aux différents postes de décisions de la vie communale ou nationale.

Une exigence en adéquation avec la loi fondamentale camerounaise, qui consacre effectivement dans son article 57 alinéa 03, la protection des minorités et la préservation des intérêts des droits des populations autochtones conformément à la loi. Ainsi la participation comme acteur de la vie politique constitue par ailleurs l’un des éléments de ce respect des droits des minorités dans leur ensemble.

LOGO ELECAM

« Nous demandons aux différents partis politiques de tenir compte du genre, des personnes ayant un handicap et des minorités lors de la présentation de leurs différentes listes de candidature » affirme Erik Essouse, le Directeur Général de Elections Cameroon, devant les hommes de médias présents lors de la première session de droit tenue le 15 novembre 2019. Des propos en droite ligne avec une lettre du conseil électoral adressée quelques jours plutôt, aux participants ou aux futurs candidats investis par des formations politiques en vue du double scrutin de février 2020.

Une mention importante énoncée par Elecam, qui fait suite au constat d’une faible représentativité des personnes vulnérables au sein des groupes parlementaires et municipaux au Cameroun. Ainsi c’est environ 30% de femmes en valeur relative qui sont représentés à la Chambre basse soit en valeur absolue 55 personnes de cette gent sur 180 députés recensés lors du dernier mandat,débuté en 2013. Un chiffre plutôt flatteur face au 7% de femmes à la tête d’un conseil municipal soit sensiblement 28 maires de sexe féminin sur les 374 communes et communautés urbaines que compte le Cameroun.

L’urgence est donc des mises selon le Conseil électoral camerounais, qui lors de cette première session de droit généralement consacrée à l’agenda qui sera mise en œuvre pour une bonne organisation d’un scrutin électoral, l’instance vient en a profité pour rappeler aux partis politiques et à ses différentes commissions mixtes locales, l’impérieuse nécessité de mettre au-devant de la scène ces personnes très souvent marginalisées parfois du fait de la nature, mais surtout du fait du manque de transparence de la part des instances décisionnaires des partis politiques.

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Santé : 16 millions de vies suspendues à Lyon

La rencontre de reconstitution des fonds du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la Tuberculose qui se tient en France permettra de donner un espoir à ces millions de personnes exposées à ces pathologies.

10 octobre 2019, un jour qui restera certainement gravé dans la mémoire collective, comme étant celui qui aura davantage permis d’éradiquer de façon continue le VIH/Sida, le Paludisme et là Tuberculose. Trois pathologies à l’origine du décès de près de 4.5 millions de personnes dans le monde chaque année.

Un tournant décisif pour les nombreux chefs d’Etat, réunis autour d’Emmanuel Macron, le président français, hôte de cette rencontre Internationale de refinancement du Fonds mondial chargé de lutter contre ces trois pandémies. Des pathologies dont les chiffres ne cessent de surprendre, malgré les efforts constants des différents partenaires.Des maux pourtant consignés dans l‘énoncé n°3, des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés en 2015, mais dont les ravages continuent de se propager à travers la monde.

ANTI RETRO VIRAUX

En guise de statistique on dénombre aujourd’hui, environ 216 millions de personnes infectées par le paludisme, dont 445000 décès enregistrés lors du dernier rapport en la matière effectué par l’organisation onusienne en 2016. Un chiffre sans doute alarmant mais qui n’ôte en rien le cataclysme causé par les infections du bacille de kock, estimées à plus de 10 millions de cas chaque année dans le globe, entraînant le décès de près de 02 millions d’individus. Des pertes en vie humaine auxquelles viennent se greffer celles du VIH/Sida, considérées aujourd’hui comme la principale cause de mortalité chez les femmes de 15 à 49 ans selon le Fonds mondial.

L’ANOPHÈLE FEMELLE

Des chiffres qui affichent à dessein cette lugubre fresque des dégâts causés par ces pandémies, ces veuves noires, ces tueuses en série qui déciment au quotidien les populations du monde. Une invasion qui témoigne par ailleurs de l’urgence à éradiquer ces fléaux. Pour y parvenir les contributions des différents pays donateurs et des Etats membres s’avèrent être d’une importance capitale, car à la clé, c’est sensiblement 8400 milliards de FCFA qui sont attendus sur la table Lyonnaise, pour mieux combattre ces trois pathologies.

Une augmentation nette d’environ 1100 milliards de FCFA en valeur absolue, soit quasiment 15% en valeur relative. Des sommes qui appellent donc à la solidarité tout azimut des Etats, à travers des contributions un peu plus significatives de chaque membre, afin que, l’objectif d’éliminer ces maladies à l’horizon 2030, ne soit plus un slogan, mais une réalité pour et dans chaque pays de là planète.

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Joseph Dion Nguté : La pierre angulaire de la reconstruction du Cameroun

Le premier ministre camerounais à la lourde responsabilité de conduire à terme ces travaux afin que l’idéal de paix, de sécurité et de concorde nationale et de progrès soit à nouveau d’actualité au Cameroun.

Quasi inconnu du grand public avant sa nomination au poste stratégique de coordonnateur de l’action gouvernementale, Joseph Dion Nguté, le premier ministre nommé au soir du 04 janvier 2019, apparaît de façon inéluctable comme la pierre angulaire sur laquelle repose aujourd’hui le socle de la bâtisse « Cameroun ».

Celui que les experts et autres devins des choix présidentiels, n’avaient pourtant pas vu arriver lors du réaménagement gouvernemental attendu, au lendemain de la réélection de l’homme du 06 novembre 1982, à un sempiternel mandat de 07 ans au sommet de l’Etat, constitue désormais la cheville ouvrière de la grande réconciliation nationale des fils et filles du Cameroun.

PROPOS LIMINAIRES DE DION NGUTE LORS DU GDN (30 SEPTEMBRE 2019)

Pourtant le nouvel homme fort n’a toujours pas été très éloigné du sérail du maître du temps et de l’espace au Cameroun. Car le titulaire d’un Ph.D en droit à l’Université Warwick en Angleterre, a tout de même assuré pendant une décennie les fonctions de Directeur Général de la prestigieuse Ecole d’Administration et de Magistrature(ENAM), preuve du rôle crucial qu’il joue dans la formation des hauts cadres de de fonction publique camerounaise.

Le sexagénaire a été membre de la Commission Mixte Cameroun-Nigéria pour la mise en œuvre de l’accord de Greentree, qui conduira finalement à la rétrocession au Cameroun de la péninsule de Bakassi le 14 août 2008, dans le cadre du différend qui opposa les deux pays frontaliers. Par ailleurs le fils de Bongongo Barombi, dans le département du Ndian, région du Sud-Ouest a conduit depuis 1997, le partenariat entre Cameroun et le Commonwealth, en tant que Ministre délégué auprès du Ministre des Relations Extérieures, ceci jusqu’au remaniement du 02 mars 2018, où il officiera par la suite, comme Chargé de Mission à la Présidence de la République, avant son ascension au poste de Chef de gouvernement.

PHOTO DE GROUPE DU GDN

Un parcours flatteur mais dont les résultats du Grand Dialogue National, ouvriraient une plus grande notoriété au pedigree déjà assez fourni de ce haut commis de l’Etat, si et seulement si, il parvient à réunir et conduire de façon transparente cette assise. Une rencontre qui, avant son ouverture, laissait déjà transparaître des heurts de la part de certains acteurs invités à cette grande palabre nationale, considérant ce dernier comme un simple chanteur des partitions telles que composées par le locataire d’Etoudi.

Des assertions qu’il devra déteindre au cours des 05 jours d’échanges à travers une coordination collégiale, empreinte de rigueur et d’équité lors des prises de parole, de nature à ouvrir véritablement ce dialogue qui malheureusement, fait déjà des mécontents dans les rangs du parti dont il est pourtant militant ( RDPC ) et même en dehors, ceci 24 heures seulement après le lancement officiel de ce consensus national.

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Cameroun: Ouverture de la Grande palabre inclusive

Ils sont venus de toutes les dix régions et de la Diaspora pour cet arbre à palabre convoqué par Paul Biya, le Président camerounais, à la suite de son discours solennel à la nation du 10 septembre dernier.

Représentants des victimes, représentants des groupes armés, membres de la diaspora, parlementaires, autorités religieuses, hommes politiques, gardiens de la tradition, toutes les composantes et toutes les strates de la société camerounaise ont bel et bien répondu présent à l’invitation nationale adressée par le numéro 1 camerounais et lancé par son premier ministre, Joseph Dion Nguté.

Une mobilisation tout azimut dans ce vaste espace du palais des congrès de la ville aux sept collines, par ailleurs hôte de cette rencontre. Le lieu mythique de la colline Nyada, rendu étroit ce 30 septembre 2019, suite à la présence d’une horde de hautes personnalités venue prendre part à ce moment historique de la vie politique de ce pays.

Chose promise, chose due, les principaux acteurs de ce Grand Dialogue National, ont tour à tour pris la parole avec au centre des attentes de nombreux hôtes présents lors de cette mobilisation, la contribution des ex sécessionnistes, dont les différents passages reflètent peu à peu ce vœu d’échange et de partage des différents protagonistes. Une volonté dont on sait, n’a toujours pas été l’apanage des gouvernants camerounais, trop suffisant pour reconnaître la réalité d’un problème anglophone dans ce pays

PHOTO DE GROUPE LORS DU GRAND DIALOGUE NATIONAL

Une opportunité s’ouvre donc pour ce pays en proie à une instabilité intérieure depuis octobre 2016. Une voie honorable de réconciliation à travers cette réunion où l’on retrouve sur la même table les fils et filles du Cameroun,prêt à aborder, les questions relatives aux systèmes éducatifs et judiciaires, pommes de discordes initiales de la grogne entamée par les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Une réelle aubaine pour évoquer de nombreuses interrogations encore en friche et à l’origine du désordre qui prévaut dans ce pays, notamment celles consécutives à la forme actuelle de l’Etat dans le cadre de la Décentralisation et le développement local. Entre autres questionnements ceux relatifs au bilinguisme et la diversité culturelle,à la reconstruction des zones sinistrées, et celle de la contribution notable des camerounais de la diaspora dans le processus dEmergence du Cameroun.

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Le palais des congrès paré pour le Grand Dialogue National

L’édifice choisi pour accueillir cette rencontre historique a fait sa mue pour que les enfants du Cameroun se sentent à leur aise sur les hauteurs de la colline Nyada à Yaoundé.

C’est dans les entrailles de édifice public, le palais de congrès,situé au sommet de l’une des sept collines de la ville de Yaoundé, que les fils et filles du Cameroun vont se retrouver pour débattre pendant 05 jours, soit environ 120 heures et 7200 secondes, sur l’avenir des régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de celui du pays tout entier.

Raison donc, pour l’ouvrage hôte de cet événement historique, de se parer aux sons et couleurs de la paix, de la sécurité,de la concorde nationale et du progrès, crédo principal de ce rendez-vous de partage et de réconciliation entre les millions de camerounais quelque peu divisés à propos des revendications clamées par les ressortissants des zones dites « anglophones » du Cameroun.

La visite récente du Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République, Mohamadou Moustapha, n’était donc pas anodine, car elle sonne ainsi le glas d’une rencontre riche et fructueuse pour l’avenir du Cameroun, telle que souhaité par le numéro 01 de ce pays. Pour ce faire un cadre idoine, propice aux échanges constitue un idéal pour atteindre les objectifs fixés.
L’émissaire de la Présidence de la République, à donc été reçu comme il se doit et conformément aux principes qui guident désormais le nouveau paradigme de cette infrastructure rénovée et achevée en juillet 2017. Un New deal qui vise à mettre au service de la clientèle un bâtiment capable de combler les désirs de ceux-ci, en matière de confort et de service.

VISITE DU PALAIS DES CONGRES 12 SEPTEMBRE 2019

Quoi de plus normal que l’accueil réservé au chef de mission par Christophe Mien Zok, le Directeur Général du palais des Congrès de Yaoundé qui, dès le perron du joyau architectural, a tenu à présenter les merveilles externes qui seront mis à la dispositions des convives. Des prémisses, sorte d’avant goût qui aura précédé la visite complète de la masse béton artistiquement compilée depuis 1982, et dont la réhabilitation permet aujourd’hui de hisser l’édifice au panthéon des structures d’accueil de classe internationale.

Un tour du propriétaire qui a été l’occasion pour l’hôte venu du palais de l’unité situé à quelques pattés de maison de là, d’exprimer quelques attentes de son patron, le Président de la République, Paul Biya lors de ces travaux, qui au demeurant, ont pour principal enjeu de faire en sorte que l’unité si chère à cette patrie soit retrouvée entre la quasi totalité des fils et filles du Cameroun.

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L’administration régionale africaine en synergie à Yaoundé.

Les responsables des pays membres du Centre Régional Africain d’Administration du Travail se sont réunis pendant 72 heures au Cameroun.

Plein d’œuf pour les responsables des 18 pays, intégrés au Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT), car la totalité des représentants des Etats a répondu présent à l’invitation adressée par le Cameroun dans le cadre de ce rituel de concertation entre les membres de l’Institution de formation des cadres en Administration.

72 heures de conclave réunissant les Ministres africains en charge du Travail, venus lors de ce 42ème Conseil d’Administration du CRADAT, faire le bilan de l’organisation et tabler sur le devenir de cette organisation créée depuis plus de 60 ans pour former des hauts responsables en matière de management.

Pour mieux baliser les conclusions de ce travail, il apparaissait donc urgent pour les Etats membres d’organiser au préalable une réunion d’experts. Un comité qui a ainsi posé les bases des échanges du 19 septembre 2019. Des préalables qui ont servi de fil d’Ariane lors de cette session, présidée par Joseph Dion Nguté, Premier Ministre camerounais, représentant le Président de la République, Paul Biya, tout au long de ces travaux.

PHOTO DE GROUPE LORS DE LA REUNION D’EXPERTS A YAOUNDE

Une dynamique visant à mettre sur pied des stratégies plus adaptées à l’environnement du Travail et de la Sécurité Sociale dans les différents Etats. Un idéal qui passe par un Travail décent, un des principaux indicateurs sur lequel les membres du CRADAT, se sont appuyer pour assurer la sécurité des travailleurs africains mais aussi respecter les engagements pris auprès des Instances Internationales.

Une préoccupation à laquelle s’est appesantie Grégoire Owona, Chef du département ministériel camerounais en charge du Travail et de la Sécurité Sociale qui mène depuis quelques années déjà, le combat pour la mise en œuvre dans tous les secteurs d’activité de mécanismes relatif à un travail Décent dans son pays. Un concept qui fait l’objet de débat lors des assises de cette Ecole, résolument engagée à faire au-delà de sa formation historique initiale, en outillant davantage ces apprenants de connaissances plus spécialisées et professionnalisées, pleinement adaptées aux réalités actuelles du monde du Travail.

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L’Est Cameroun tient son offre pour le Grand Dialogue National

Les élites de cette circonscription administrative ont posé les jalons de cet arbre palabre du pays en vue de résoudre la crise anglophone et présenter les doléances de leurs populations.

C’est loin des guerres de positionnement qui ont très souvent divisé les fils et filles de cette région, bien loin des intérêts égoïstes consécutifs au développement de chaque département, mais fort de la ferveur patriotique qui anime ces enfants de la région du soleil levant, que les ressortissants de cette partie du Cameroun se sont concertés afin de parler d’une seule voix lors du Grand Dialogue National qui pointe à l’horizon.

Au menu des échanges de ce 19 septembre à Yaoundé, la contribution de ceux-ci, en vue d’une résolution efficace de la crise interne qui frappe principalement les deux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest de ce pays. Par la suite ils ont abordé la question relative aux doléances à adresser aux hautes autorités de la République afin que l’Est du Cameroun sorte progressivement du sous-développement qui fait son lit dans leur région. Ainsi selon les informations recueillies au sortir de cette assise, par la rédaction de votre site d’information Opinion actu, deux propositions fondamentales se dégagent :

Une réelle Décentralisation

Conscient de l’existence d’un problème anglophone au Cameroun, les ressortissants de la région de l’Est préconisent la mise en place effective d’une véritable Décentralisation telle que pratiquée dans nombre d’Etats développés, où les autorités locales sont au centre de la gestion des biens et des services de leur collectivité avec des responsables locaux issus de la volonté du grand nombre, c’est à dire de la base de chaque Arrondissement, chaque Département et même chaque Région.

Un élément important pour une gestion efficace des ressources générées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, considérées comme étant marginalisées par les différents convives. Une marginalisation dont semble tout aussi souffrir les populations de cette contrée, grenier des ressources naturelles de ce pays et à l’origine d’environ 17% du PIB national mais appuyée à hauteur de moins de 7% du budget annuel de l’Etat, d’après une élite présente lors de cette réunion. « Une opportunité s’ouvre donc pour les régions anglophones mais aussi pour nous, à travers l’implémentation et la mise en oeuvre d’une véritable Décentralisation au Cameroun », affirme un responsable d’un Ministère, originaire de l’Est, qui a tenu à garder l’anonymat.

LES JEUNES MOBILISES A BERTOUA EN FAVEUR D’UNE UNIVERSITE POLYTECHNIQUE A L’EST

Une Université adaptée aux réalités

Fidèles aux discours du Président de la République, Paul Biya, du 10 septembre 2019, qui attend lors de ce GDN, les doléances des 10 régions du Cameroun, réalistes quant à la situation économique actuelle du Cameroun et s’appuyant sur la promesse du Chef de l’Etat camerounais de doter l’Est Cameroun, d’une Université taillée à l’environnement local.

Une promesse faite au cours des audiences accordées à certaines élites de l’Est lors de son passage en août 2012, pour la pose de la première pierre du barrage de Lom pangar. Les fils et filles du Soleil Levant, réitèrent ce vœu de voir germer dans leur capitale régionale à Bertoua, une Université polytechnique conforme aux réalités de la région, avec des instituts adaptés aux spécificités de chaque département. Des démembrements de l’Université mère à Bertoua et installés dans chacun des quatre chefs-lieux de département de la région. Ainsi du Haut-Nyong en passant par le Lom et Djérem pour s’achever dans la kadey et la Boumba et Ngoko, chaque circonscription administrative pourra former ses enfants aux métiers répondant à chaque réalité locale. Des propositions qui demandent seulement à être transmises par ceux-là, qui seront chargés de porter la voix des populations de l’Est lors de ce Grand Dialogue National. Et là, réside la grande interrogation !

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Dialogue National: le Mémorandum du MRC au Premier Ministre

Dans un courrier adressé au Premier Ministre dans la vague des consultations pour Le Grand Dialogue National, Maurice Kamto, Président National du MRC, exige sa libération et présente certaines mesures préalables avant de faire participer son parti politique au Dialogue National. Lire la correspondance.

MEMORANDUM DU MRC AU PREMIER MINISTRE
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