Santé-Cameroun: Des experts en soins dentaires outillés pour l’emploi

Près d’une vingtaine de techniciens et de médecins spécialisés dans le traitement bucco dentaire ont prêté serment à Yaoundé après trois ans de formation appliquée.

Ils sont 18 dont 15 diplômés de l’Enseignement Supérieur et 03 du Ministère de la Santé Publique camerounais. C’est le bilan 2019 de l’Ecole Supérieure de Médecine Dentaire, située au quartier Omnisports à Yaoundé. Une nouvelle cuvée de spécialistes en soins dentaires tirée des différentes filières de cette corporation où l’on a pu déceler des prothésistes, des hygiénistes et même des chirurgiens dentistes.

DISCOURS PROMOTEUR

Une consécration après trois années de dur labeur au cours desquelles les apprenants se sont abreuvés des techniques de soins et d’entretien de la cavité buccale. Occasion pour les autorités académiques et administratives venus leur donner l’onction qui leurs ouvre la porte du monde professionnelle, de rappeler les principes fondamentaux qui encadrent cette discipline, « Il est important pour vous de respecter les enseignements reçus au cours des années de formation mais surtout, rappelle le Directeur de l’Ecole, Salomon Zing, de reconnaître ses limites car c’est à travers cette humilité que vous pourrez vous rapprocher de vos collègues pour mieux parfaire vos connaissances et satisfaire vos patients ».

REMISE DE PARCHEMINS AUX LAURÉATS

Un conseil d’un aîné, non moins spécialiste en chirurgie dentaire qui offre ainsi, lors de ces noces d’étain, marquant les dix ans de ce centre de formation professionnel en médecine dentaire, l’occasion au promoteur de rappeler les étapes traversées par l’institut qui,  malgré les vicissitudes de parcours se sont le plus souvent soldés par des résultats satisfaisants, ceci au regard de la qualité des produits de cette école. Des travailleurs dont les compétences sont appréciées à la fois dans le secteur privé que dans celui public.

Des éloges qui ne peuvent qu’encourager les responsables du centre qui envisage une extension de l’école et un prolongement de la formation des apprenants qui sont de plus en plus jeunes et comptent parfaire leurs connaissances à travers une spécialisation dans le domaine afin d’aller au delà du serment de Florence de Nightingale pour sacrifier désormais au rituel d’Hippocrate, gage du Graal dans la profession selon certains lauréats  . 

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Cameroun-VIH Sida : Les associations et les établissements scolaires parés pour sensibiliser

Du matériel de travail y afférent a été remis à Yaoundé à ces différents groupes sociaux, par la fondation Synergies Africaines contre le SIDA et les Souffrances.

Tradition respectée pour l’organisation non gouvernementale Synergies Africaines contre le Sida et les Souffrances dans le cadre du mois camerounais contre le sida. Une coutume désormais ancrée dans les mœurs des élèves des différents établissements de l’Enseignement Secondaire au Cameroun qui ont à nouveau répondu présent à ce 4ème rendez-vous de lutte contre cette maladie sexuellement transmissible. Une pandémie dont les ravages sont en grande partie visibles sur cette couche vulnérable que constitue la jeunesse, avec plus de 60% de personnes infectées comprises dans l’intervalle de 15 à 24 ans, selon une récente étude de l’organisation hôte.

Face à cette situation qui ne cesse de gagner le terrain de la population, fer de lance de la nation camerounaise, les Synergies Africaines, par la voix de Jean Stéphane Biatcha ont tenu une fois de plus à mettre les petits plats dans les grands en lançant dès ce 13 Novembre 2019, le mois consacré à la sensibilisation tout à azimut contre cette gangrène qui frappe la jeunesse camerounaise.

REMISE DE MATERIELS DE SENSIBILISATION

Au menu de la rencontre du jour, première d’une série qui va s’achever au soir du 1er décembre prochain, date consacrée à la journée mondiale lutte contre le SIDA :Une causerie éducative avec les jeunes des clubs santé d’une soixantaine d’établissements et d’une trentaine d’associations qui œuvrent dans l’éducation et la sensibilisation de la jeunesse de la région du Centre.

KITS DE SENSIBILISATION

Des échanges qui ont constitué le dessert de cette cérémonie, lancée par le discours d’éveil et de conscientisation du Secrétaire Exécutif de l’organisation à but non lucratif, Stéphane Biatcha, dont les paroles à l’endroit des élèves de cette partie du Cameroun, visent pour l’essentiel à recadrer la jeunesse face aux risques qu’ils encourent en ayant des rapports sexuels précoces et non protégés. Un cri d’alarme qui s’est poursuivi par une remise de matériels de sensibilisation aux associations et aux établissements sélectionnés.

Des kits comprenant 11 gadgets destinés à mieux délivrer le message relatif au VIH Sida. Ceux-ci contiennent entre autres : 60.000 préservatifs masculins et 15.000 féminins, 100 pénis artificiels et 200 vagins de même type et environ 2000 journaux 100% Jeune, pour ne citer que cela. Rendez-vous a été pris pour la prochaine semaine au lycée général Leclerc, cette fois pour un atelier de renforcement de capacités des responsables des clubs santé et encadreurs tirés d’une cinquantaine d’établissements scolaires de la capitale politique camerounaise.

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Santé : 16 millions de vies suspendues à Lyon

La rencontre de reconstitution des fonds du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le VIH/Sida et la Tuberculose qui se tient en France permettra de donner un espoir à ces millions de personnes exposées à ces pathologies.

10 octobre 2019, un jour qui restera certainement gravé dans la mémoire collective, comme étant celui qui aura davantage permis d’éradiquer de façon continue le VIH/Sida, le Paludisme et là Tuberculose. Trois pathologies à l’origine du décès de près de 4.5 millions de personnes dans le monde chaque année.

Un tournant décisif pour les nombreux chefs d’Etat, réunis autour d’Emmanuel Macron, le président français, hôte de cette rencontre Internationale de refinancement du Fonds mondial chargé de lutter contre ces trois pandémies. Des pathologies dont les chiffres ne cessent de surprendre, malgré les efforts constants des différents partenaires.Des maux pourtant consignés dans l‘énoncé n°3, des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés en 2015, mais dont les ravages continuent de se propager à travers la monde.

ANTI RETRO VIRAUX

En guise de statistique on dénombre aujourd’hui, environ 216 millions de personnes infectées par le paludisme, dont 445000 décès enregistrés lors du dernier rapport en la matière effectué par l’organisation onusienne en 2016. Un chiffre sans doute alarmant mais qui n’ôte en rien le cataclysme causé par les infections du bacille de kock, estimées à plus de 10 millions de cas chaque année dans le globe, entraînant le décès de près de 02 millions d’individus. Des pertes en vie humaine auxquelles viennent se greffer celles du VIH/Sida, considérées aujourd’hui comme la principale cause de mortalité chez les femmes de 15 à 49 ans selon le Fonds mondial.

L’ANOPHÈLE FEMELLE

Des chiffres qui affichent à dessein cette lugubre fresque des dégâts causés par ces pandémies, ces veuves noires, ces tueuses en série qui déciment au quotidien les populations du monde. Une invasion qui témoigne par ailleurs de l’urgence à éradiquer ces fléaux. Pour y parvenir les contributions des différents pays donateurs et des Etats membres s’avèrent être d’une importance capitale, car à la clé, c’est sensiblement 8400 milliards de FCFA qui sont attendus sur la table Lyonnaise, pour mieux combattre ces trois pathologies.

Une augmentation nette d’environ 1100 milliards de FCFA en valeur absolue, soit quasiment 15% en valeur relative. Des sommes qui appellent donc à la solidarité tout azimut des Etats, à travers des contributions un peu plus significatives de chaque membre, afin que, l’objectif d’éliminer ces maladies à l’horizon 2030, ne soit plus un slogan, mais une réalité pour et dans chaque pays de là planète.

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Cameroun : Trois maladies dévastatrices inquiètent la société civile

Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme ont fait l’objet d’un plaidoyer de la part d’associations venues du continent afin que le gouvernement augmente son enveloppe auprès du fonds mondial en charge de ces épidémies.

Les chiffres sont pour moins affolants et donnent froid au dos pour ce qui est des patients victimes de paludisme, de tuberculose et de VIH/Sida au Cameroun. Des statistiques énumérées par la douzaine d’Organisation de la Société civile, tirée des quatre coins du continent qui font globalement état de milliers de personnes décimées chaque année par ces épidémies dans ce pays.

Véritables gangrènes du continent et considérées comme faisant partie des problèmes de santé publique dans la quasi-totalité des pays au sud du Sahara. Des tueuses en série qui continuent de faire des ravages malgré les actions entreprises par les pouvoirs publics. Un effort certes salué ce 02 octobre, par la coalition d’Organisations de la Société Civile africaine réunie à Yaoundé, mais tout de même obligée d’adresser un plaidoyer à destination du gouvernement camerounais à qui, il est imploré d’appuyer un peu plus cette bataille engagée depuis plusieurs années contre ces maladies, ceci de concert avec le fonds mondial de lutte contre Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme comme par le passé.

MEMBRE DU COLLECTIF OSC AFRICAIN

Un message de ce collectif effectué devant les hommes de médias camerounais, à la veille de la tenue de la conférence de reconstitution du portefeuille de l’organisation onusienne, prévue le 10 octobre prochain à Lyon en France. Une contribution de ces associations qui permettrait de redonner espoir au plus de 280.000 patients sous traitement anti rétro viraux et appuierait davantage, les efforts croissants consentis par le Cameroun en 2019. Des efforts qui ont permis d’avoir un taux de prévalence à peine au-dessus de 4%. Une baisse d’environ un point cette année qui bien évidemment n’a été possible qu’avec la subvention du fonds mondial en faveur de la lutte contre ces trois épidémies. Un soutien à hauteur de plus de 144 milliards de FCFA sur la période 2015-2017. Un appui qui fait de l’Organisation mondiale l’un sinon le principal partenaire du Cameroun en matière d’accompagnement et de lutte contre ces maladies.

Occasion pour les différents leaders d’organisations non lucratives africaines regroupés dans ce collectif de solidarité d’expliqués, chacun en fonction des réalités parfois personnelles ou analogiques, l’importance pour l’Etat camerounais, de contribuer. Une contribution qui devra cependant être au-delà de la quotte part habituelle du Cameroun auprès de l’Institution. Pour ce faire, la rencontre qui aura lieu sous huitaine est donc très décisive pour affirmer sa participation dans ce processus d’éradication de ces maux. Un geste attendu, surtout en ce moment où le pays n’assure plus sa contrepartie et cumule une dette de plus 27 milliards de FCFA auprès de l’instance.

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Santé: Concertation sur les lendemains de ce secteur au Cameroun

Le Ministre en charge de cette filière a procédé récemment à Yaoundé à des échanges avec les experts de différentes disciplines.

Chirurgiens dentistes, opticiens, pharmaciens, tous membres de l’Ordre National de chaque profession ont répondu présent à l’invitation à eux adressé par Manaouda Malachie, le Ministre de la Santé Publique. Au menu de la concertation des hôtes réunis au MINSANTE, de nombreux sujets relatifs aux actions menées par le nouveau patron de ce département, depuis sa nomination à la tête de cette administration, le 04 janvier 2019.

La salle de conférence s’est rendue étroite ce 30 août 2019, lors de cette rencontre entre les paires du secteur. Une session au cours de laquelle les différents panélistes ont abordé les principales questions qui interpellent cette filière importante de la vie sociale camerounaise.

Ainsi la lutte contre les médicaments de qualité inférieure a fait l’objet d’âpres discussion car, selon les nombreux professionnels, ce commerce illicite  constitue l’une des causes de décès de plusieurs camerounais. Une bataille inscrite dans l’agenda du MINSANTE, depuis son arrivée et dont les derniers actes, remontent au 16 juillet dernier, date au cours de laquelle le patron de cette administration a effectué une descente dans les principaux sites de commercialisation de ces produits dangereux, au marché Central et au marché Mokolo .

Comme autre sujet à l’ordre du jour, celui de l’assainissement de la carte sanitaire. Un point tout aussi essentiel pour le secteur selon le Dr Guy Sandjon, qui s’est réjouit de cette rencontre, première du genre et se veut radical quant au traitement à réserver aux charlatans éparpillés dans les villes. Des marabouts exerçant dans de nombreux centres de santé et responsables de nombreuses pertes en vie humaine chaque année.

Par ailleurs, les spécialistes ont interpellé le manager sur les avancées dans le cadre de la Couverture Santé Universelle(CSU). A ce titre quelques assurances ont été données par le numéro 1 du département, à propos de la mise en oeuvre dans les semaines à venir de la CSU. Reste en friche, quelques accords encore indispensables entre les MINSANTE  et le Ministère du Travail et de L a Sécurité Sociale( MINTSS).

Brice Ngolzok     167

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IMMEUBLE SIEGE CNPS

Les retraités de la CNPS passent à la caisse!

Les retraités perçoivent  leurs droits depuis lundi, 18 décembre 2017, dans le cadre d’une mesure exceptionnelle du directeur général de la CNPS qui leur permet de passer les fêtes de fin d’année dans la sérénité.

Pour qui connait le rythme et la fréquence des paiements des pensions à la CNPS, le fait que les pensionnés perçoivent depuis lundi, 18 décembre 2017, leurs droits à pension pour le compte du mois de décembre en cours, relève d’une exception. En réalité, si la CNPS avait voulu respecter le calendrier habituel, c’est le 05 janvier 2018 prochain que ses pensionnés étaient en principe attendus devant les guichets des banques, pour percevoir leur pension du mois de décembre 2017. D’autant que le 05 décembre courant, ils avaient déjà perçu leur pension du mois de novembre 2017.

Mais, le directeur général de la CNPS a pris une mesure exceptionnelle, pour permettre aux pensionnés de l’organisme de passer de très bonnes fêtes de fin d’année, sans aucun souci financier. Il a ordonné le paiement des pensions comptant pour le mois de décembre 2017, au plus tard le 20 décembre, une instruction ferme que tous les centres de prévoyance sociale (Cps) à travers le pays s’emploient à traduire en actes concrets.

Ainsi, dans le compte rendu qu’il a adressé au DG à cet effet, le directeur technique a relevé que « la quasi-totalité des paiements ont été déposés auprès des banques à temps, et les pensionnés pour la plupart, perçoivent leurs droits depuis lundi 18/12/2017 ». Et Souaïbou Bagoura de préciser que « les derniers virements ont été effectués ce matin (mercredi, 20 décembre, ndlr) pour certains Cps qui attendaient les approvisionnements », et que « des instructions ont été données aux chefs de centre de s’assurer auprès des différentes banques du bon déroulement desdites opérations ».

Il faut rappeler que pour le directeur général de la CNPS, nos véritables patrons, ce sont les usagers et en première ligne, les pensionnés. Ils n’attendent rien d’autre de la CNPS qu’un service. Et l’organisme doit leur rendre le meilleur service possible, de la meilleure manière possible. Et c’est cela, la culture de la qualité de service, la culture du résultat, la culture d’entreprise que Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame a décidé de laisser en héritage à ses collaborateurs et à tous les personnels de l’organisme. Convaincu qu’il est, de ce que c’est cela seul, qui assurera la pérennité de la CNPS.

Une option appréciée des pensionnés qui l’ont fait déjà savoir dans diverses correspondances, dont celle du 11 juillet 2017 : « Que cette lettre vous serve de témoin et de félicitations pour le travail bien fait à la tête de la CNPS », avaient-ils tenu à souligner à doubles traits, à l’intention du directeur général. 68

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CAMEROUN-CLIMAT : Impacts des projets structurants sur le climat

 

Le Cameroun est engagé depuis quelques années déjà dans de gigantesques  projets structurants. Plusieurs chantiers sont en cours dans le pays et la problématique de l’impact de ces projets sur l’environnement se pose. Le dernier grand projet en date à démarrer est celui de l’autoroute Douala-Yaoundé, le plus grand projet autoroutier du pays qui a démarré depuis 2015. 

Bordure Autoroute Douala-Yaoundé en terre nue

Ce projet vise à construire un réseau routier moderne d’environ 215 km entre les deux plus importantes villes du Cameroun. Bien que les études d’impact environnementales aient été faites en amont, la question du respect des cahiers de charge reste d’actualité, ce qui construit une chaîne de climato sceptiques. Sur le chantier après trois années de lancement, l’environnement semble être  bien menacé. Le tracé de  l’autoroute se fait en pleine forêt, ce qui pose plusieurs problèmes : le déboisement et la déforestation. Dès que le tronçon sera achevé, l’environnement fera face aux émissions de gaz des échappements de voitures de tout genre.

Situation du climat dans les chantiers

Un projet qui menace l’environnement ?

Sur le plan de la construction du projet, une pulvérisation des grains sur l’espace terre en bordure de route  est prévu après chaque tronçon et progressivement afin d’amortir l’effet de la déforestation. Mais le constat semble présenter autre chose. Plus de deux années après le début du projet, aucune pulvérisation de grains n’est faite jusqu’ici. Il est clair que si cette étape est oubliée, ou exécuté à contre temps, les conséquences peuvent être néfastes pour le projet lui-même à court et à long terme selon les spécialistes. Cette couche de gazon naturelle prévue dans les cahiers de charges aura également pour rôle d’absorber les émissions du CO2 par une compensation du H2O dès la mise en service de l’autoroute. Le ministère de l’environnement doit multiplier les descentes sur le terrain pour vérifier le respect des cahiers de charges.

Rigobert Kenmogne

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FIS en action

L’ONG camerounaise spécialisée dans le domaine de l’évaluation des subventions du Fonds Mondial au cameroun, FOR IMPACT IN SOCIAL HEALTH(FIS) vient de publier son rapport semestriel sur le traitement de la tuberculose au Cameroun en 2015.

Le siège social de l’organisation de l’ONG FIS situé à la nouvelle route briqueterie à Yaoundé a servi de cadre le 22 décembre 2015 pour la publication de la première édition du shadow report ou rapport de l’ombre sur le traitement de la Tuberculose au Cameroun. Au cours de cette cérémonie qui a connu la présence de plusieurs  hommes de médias, le Directeur Exécutif de cette organisation,  Monsieur Bertrand KAMPOER  dans son mot de bienvenu a présenté les grands traits de ce document et sa place dans le suivi des subventions du Fonds Mondial. Le contexte de rédaction et de publication d’un tel rapport a également été expliqué aux journalistes au cours d’un échange plutôt fructueux. La responsable de la communication de la structure, Madame Jessie SAMMEY a aussi profité de l’occasion pour faire le point sur les difficultés majeures rencontrées dans préparation, la rédaction et la publication de ce premier rapport.

Le shadow report , est un rapport parallèle sur l’évaluation et l’efficacité  des subventions du Fonds Mondial pour la période 2015-2017 .Ce rapport sur la situation du traitement de la tuberculose est le fruit de plus de six mois d’enquêtes sur le terrain. A titre de rappel, le Cameroun pour la période 2015-2017 doit  bénéficier de la somme de 155 milliards de francs CFA comme subvention de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme donc l’objectif est de réduire  au maximum la mortalité et la morbidité.

Cette organisation a su bâtir autour d’elle et en réseau plus de 80 Organisations de la Société Civile réparties dans les quatre  coins du Cameroun, les medias aussi dans le suivi et  l’analyse des notions de redevabilité et d’efficacité dans les subventions du FM. Le shadow report est un outil innovant de suivi indépendant des performances des principaux bénéficiaires des subventions.

Le rapport présenté à la presse retrace les grands axes de recherche par une méthodologie détaillée. Le document est axé sur sept principaux indicateurs présentant les différents résultats du Programme National de Lutte contre la Tuberculose(PNLT). Au total 480 personnes dans  huit régions du Cameroun à l’exception des régions de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua qui n’ont pas été touchées pour des raisons techniques. Les donnés ont été recueillies par plus de vingt  sentinelles communautaires sérieusement formés à la base.

Le rapport est lui-même un indicateur clé en termes d’information sur le traitement du paludisme au Cameroun, un document important de décision pour les institutions nationales et internationales. Le prochain rapport sur le paludisme sera disponible d’ici Mars 2016 nous a confié le Directeur Exécutif de l’ONG.

Toujours dans le cadre d’une performance accrue, la Plateforme des Organisations de la Société Civile pour la Promotion de la Vaccination et le Renforcement du Système de Santé au Cameroun (PROVARESSC) tenait le même jour à Mvolié un atelier sur le renforcement des capacités des points focaux sur la mobilisation des ressources et de la gouvernance des réseaux. Cette rencontre a duré deux jours  avec pour participant l’ONG FIS. Cet atelier a permis aux participants de débattre et d’adopter une planification stratégique de la plateforme, de mettre sur pied un plan de mobilisation des ressources communes de la plateforme et de ses membres et de valider le plan de mobilisation des ressources ainsi que la nouvelle stratégie de gouvernance.

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Santé/Journalisme

Atelier de formation des journalistes sur la communication de crise de sante : une expérience à partager

Par Rigobert kenmogne, journaliste camerounais, participant à l’atelier de formation.

ne vingtaine de journalistes venus des pays d’Afrique centrale et de l’ouest ont reçu une formation de cinq jours à Yaoundé au Cameroun du 05 au 09 décembre dernier. Cette formation organisée par la Fédération Mondiale des Journalistes Scientifiques (WFSJ) en partenariat avec l’Association des Journalistes et Communicateurs Scientifiques du Cameroun (scilife) a permis aux hommes de médias de se pencher sur la communication lors d’une crise de santé. Formateur, encadreur et exposant ont donné le meilleur d’eux-mêmes lors de cette rencontre intellectuelle qui a permis aux uns et aux autres d’apprendre et de bénéficier d’expériences en ce qui concerne la gestion de l’information en situation de crise sanitaire. Le journaliste scientifique, formateur, Suy kahofi venu de la Côte d’ivoire a au bout de cette formation partagé pas mal de connaissances aux participants, y compris Anne-Marie Legault de la fédération mondiale des journalistes scientifiques venue du Canada.

A la fin de cette formation, mes attentes et besoins ont été comblés. Après avoir compris le programme de formation dans l’ensemble, les exposés et brainstorming sur le journalisme ont permis la maitrise et une grande connaissance sur les maladies infectieuses (les cas de la dengue, fièvre jaune ; zika, Ebola). Les techniques de traitements de l’information sur les maladies infectieuses et ce qu’on attend par journalistes scientifiques ont été abordés. Les questions du comment traiter l’information dans le domaine de la santé et du comment donner l’information en temps de crise, du comment maitriser la gestion de l’information en temps de crise ont fait objet de débat et d’explication, sans oublier les notions de gestion de l’information de santé en temps de crise. Tout ceci a permis de maitriser les spécificités du traitement de l’information pour les différents médias et les sources crédibles d’informations.
De manière générale, l’atelier de Yaoundé nous a appris qu’un journaliste scientifique est celui qui traite une information à partir des données scientifiques. Il ne doit pas être une source de rumeur mais plutôt un éclaireur de l’opinion publique. Le journaliste dans le traitement de l’information face aux maladies infectieuses devra dans un premier temps avoir les connaissances sur la maladie mis en cause et identifier les sources d’information fiable avant de la diffuser. Il est aussi important de rappeler que le rôle du journaliste scientifique dans une situation de crise sanitaire doit non seulement être de donner l’information aux populations, mais aussi de sensibiliser à partir des données chiffrées pour une prise de conscience de cette dernière, des gouvernements ou des organisations non gouvernementales du domaine. 57

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