Simon Njami: Le génie aux oeuvres polysémiques

L’artiste aux multiples casquettes ne cesse d’éblouir les nombreux fanatiques de la créativité à travers ses multiples réalisations dans différents domaines de l’art conntemporain.

Tel un polymorphe, l’artiste continue de faire ce qui, depuis bientôt 04 décennies, constitue son quotidien à savoir: émerveiller tout en conscientisant la foule immense de personnes attirée par l’art dans toutes ses composantes. Cette fois c’est au Musée National du Cameroun, dans son pays d’origine que le génie créateur a choisi d’éblouir les férus de la pensée artistique. Un panorama de couleurs, d’images, de graffitis regroupés autour de la thématique ¨Aujourd’hui¨ pour ce public dont il est de façon filiale lié durant toute son existence. Un thème plus qu’actuel pour donner du grain à la célébration des noces d’étain de l’exposition¨ Cameroun, une vision contemporaine¨ organisée par le Groupe de la Banque Mondiale.

TABLE RONDE MUSEE NATIONAL

Une fleur offerte par le Commissaire de l’exposition, Simon Njami à cette section camerounaise de l’institution de Breton Wood, qui ne cesse d’attirer du monde. Conforme à l’idéal d’engagement artistique, de qualité et d’excellence dans l’art qu’il a toujours défendu, le maitre maintient ici idem, les principes de ses chefs-d’œuvre, entamée en 1985 dans son roman Cercueil et Cie ou encore dans son ouvrage les Enfants de la Cité et Les Clandestins parut en 1989 aux éditions African Gigolo.

OEUVRE DE BENARD AJARB__

Une constance certes mais une mutation rapide avec l’évolution du monde, signes perceptibles de son agilité intellectuelle qui le pousse à se mouvoir dans des champs toujours plus complexes de l’univers de la créativité avec de nombreuses nouvelles, des scénarios, des films documentaires destinés au cercle parfois hermétique du cinéma.

ALLEGORIE DE JEAN EMATI

Une perspicacité qui lui ouvre les portes de nombreux jurys artistiques dans le monde, fait de lui le commissaires de nombreuses expositions, lui offre l’opportunité d’être membre du conseils scientifiques de plusieurs musées à la renommée établies. Un privilège, un charisme, une aura qu’il a porté et déposé au cœur de la capitale camerounaise pour souffler sur la dixième bougie de cette exhibition contemporaine, initiée par la Banque mondiale.

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Hommage- Cameroun: Le saxophoniste Marcélo forever

L’artiste musicien, amoureux de cet instrument à vent n’est plus, mais ses prestations scéniques continuent d’alimenter les conversations de nombreux fans.

L’artiste ne meurt jamais car ses œuvres vont perpétrer son existence à jamais¨ a-t-on coutume de dire. ¨Marcélo¨ de son patronyme Bep Marcel, fait sans doute partie de ces privilégiés qui, par leurs actions, vivrons pour toujours dans la mémoire collective. Il reste donc graver dans la tête de certains mélomanes à travers ses centaines d’interprétations scéniques, effectuées au milieu de nombreux fans, férus des sonorités langoureuses et voluptueuses des cabarets.

Le saxophoniste aura conquis ses centaines de groupie avec sa bonne humeur, sa joie et surtout son doigté dont la justesse pouvait aisément accorder les notes aigues, graves en passant par celles suraiguës et élever son souffle vers une note spéciale de ¨selmer super action 80 série II¨. Un style enchanté qui laissait parfois place à un modèle déchanté pour davantage encenser ce public et s’emparer de la scène.

La scène, ce lieu mythique qui a vu pendant une trentaine d’années ce visage aux allures juvéniles dont l’usure du temps et de l’espace n’ont laissé transparaitre les signes palpables d’un quinquagénaire. Oui le fils de feu Nguetti Amant Gaspard et de feue Ambani Salomé, a su garder et bonifier sa passion en parcourant les pistes des 10 chefs lieux de région du Cameroun et des différentes capitales de la sous-région, avec pour seule ambition d’égayer toujours un peu plus les amoureux du jazz.

MARCELO

Le major de la province de l’Est, lors de la session 1984 du Baccalauréat, s’est détourné de ses encyclopédies de biologie pour mettre son génie à la disposition des érudits des symphonies instrumentales. Un pari gagné selon Patrick Assira, l’un de ses nombreux neveux, par ailleurs élève de musique de Marcélo, rencontré dans ville de Bertoua le 14 novembre lors des obsèques de l’artiste musicien: « Le professeur à toujours allié l’utile à l’agréable dans le Jazz, un style, il faut que je vous le dise n’est pas réservé au commun des mortels. Beaucoup de ses élèves que ce soit à Maroua ou à Siantou à Yaoundé ne croirons pas que le teacher à cassé le bec de son saxo; tellement il savait nous faire rire en enseignant ».

Rire, c’est donc la chose qui ne le quittera jamais même au cours de ses derniers instants de vie, lorsque l’artiste était frappé par une insuffisance rénale, il gardait toujours le même sourire, la même faculté à extirper celui-ci de tout visage amené à le rencontrer. Et tel un adulescent il savait trouver les mots justes pour réconforter ceux qui étaient à ses côtés, en bon rassembleur qu’il a été dans sa grande famille. Aujourd’hui c’est au quartier Météo à Bertoua dans la région du Soleil Levant que repose Marcélo, cette ville que le natif de Gouiffé, dans le département du Mbam et Inoubou, région du Centre a tant aimé et dans laquelle il a offert son dernier souffle, le plus illustre comme pour dire merci à ses centaines de fans avant de quitter la scène. Bon voyage Marcélo!!!

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L’illisible vision de la culture au Cameroun

Alors que le pays procède pendant 03 semaines à la Rentrée Artistique 2019, de nombreuses interrogations fusent quant aux perspectives de la culture camerounaise.

Quel visage revêt la culture camerounaise ? Comment identifier un camerounais à travers la culture ? Quelle est la politique culturelle du Cameroun ? Des questions non exhaustives au moment où se célèbre du 10 septembre au 01er octobre 2019, au Musée National à Yaoundé et dans les autres régions les rythmes, sons et couleurs des quatre aires culturelles du Cameroun. 03 semaines durant, les artistes de tout bord vont se donner en spectacle, chacun avec probablement une infine, voire nano conviction que cette fois ci, c’est la bonne ! La quatrième édition de la Rentrée Culturelle et Artistique Nationale(RECAN), pourra donner un cap à la culture de plus en plus enfouie dans le ténébreux labyrinthe de la décadence.

Lugubres perspectives

Des observateurs avisés voient à nouveau par le biais de la RECAN, un vaste tintamarre orchestré par un groupuscule de nouveaux responsables de cette administration qui, à travers une thématique pour moins captivante : « Contribution du sous-secteur Arts et Culture dans la consolidation toujours davantage de la paix, pour un Cameroun émergent », tente de donner l’illusion à ces Hommes, pourtant fleuron des œuvres de l’esprit, d’avoir une place prépondérante dans la marche effrénée du Cameroun vers son Emergence.

Or la réalité quotidienne parle d’elle-même : cris de détresse, pleurs, lamentations de ceux-là qui jadis, ont fait dansé des millions de camerounais, des talents perdus au milieu des mystérieux couloirs des deux sociétés de droits d’auteurs que sont la CMC et la SONACAM. Aucune visibilité quant à l’avenir d’un artiste plasticien, d’un danseur, d’un chorégraphe, d’un peintre etc. Aucun élément concret, aucune politique culturelle capable de donner espoir aux 23 fédérations artistiques qui ont pris d’assaut les 10 chefs de Région du Cameroun. Une seule certitude, c’est qu’ils rentreront, adoubés pour certains, de titres honorifiques et pour d’autres, de pleins de promesses de la part des autorités de tutelle.

RECAN 2019 AU MUSEE NATIONAL A YAOUNDE

Un glissement permanent de calendrier

Si on peut clairement situer la rentrée scolaire ou académique dans ce pays, personne ne peut s’aventurer à donner un intervalle qui encadre la Rentrée Culturelle et Artistique nationale du Cameroun. La quatrième édition lancée en grande pompe le 10 septembre, fait suite à celle ouverte le 24 janvier 2018 dans la région château d’eau du Cameroun à Ngaoundéré, qui elle-même avait été précédée de la 2ème édition tenue du 01er au 04 février à Ebolowa. 

Des signes assez visibles du manque de sérieux qui entoure cet événement, car les glissements constants de dates, ouvrent logiquement la porte à d’autres interrogations à l’instar de celle relative au bilan de chaque rencontre. Un bilan qui constitue un des éléments importants dans l’évaluation du travail abattu au cours d’une édition et prépare les perspectives pour les prochaines échéances. Un travail qui serait à l’occurrence peu plausible statistiquement voire biaisé, compte tenu de la programmation en dents de scie des différentes dates arrêtées. Une instabilité qui a pour corollaire un calcul peu fiable suite à ces écarts difficiles à comparer. Un ensemble d’irrégularités qui remet en cause la viabilité de cette rencontre d’échange et de partage artistico-culturelle nationale, dont la finalité « devrait être » la professionnalisation et l’encadrement transversal de la Culture camerounaise.

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L’Association Culturelle Global Arts sur scène pour la fête de la musique 2018

L’Association Culturelle Global Arts en agrégé AC GLOBAL créée en 2017 organise cette année dans ses locaux à Ngousso, à l’occasion de la fête de la musique le 21 Juin 2018 un concert géant avec la participation de plusieurs artistes camerounais et partenaires culturels.

Ces activités font partir des objectifs de l’association afin de donner plus de place à la musique au Cameroun. A l’occasion de cette importante journée pour l’art musical au niveau mondial, AC GLOBAL entend permettre aux artistes d’ici et de la diaspora de prendre conscience des difficultés et des défis qui leur attendent afin de trouver des solutions durables.

Le Président Exécutif de l’association, Djomo Kouamo Blaise élu à la création de l’association est déterminé à apporter sa contribution pour redonner plus de couleurs à l’art musical camerounais. Djomo Kouamo Blaise est par ailleurs promoteur culturel du Sprint club de Ngousso à Yaoundé, un espace devenu au fil des années un véritable temple de la culture et des événements à caractère culturel.

Réaction Président AC GLOBAL

Desk culture

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KamsKool organise une journée portes ouvertes le mardi 18 juillet dans les locaux de Yaoundé

KamsKool organise une journée portes ouvertes le mardi 18 juillet dans les locaux de Yaoundé (Mfandena). Sur inscription uniquement. Rassurez-vous ! Si vous n’habitez pas Yaoundé et ne pouvez vous déplacer, nous vous coacherons par téléphone ou par le livechat du site www.kamskool.com. A mardi ! 61

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