Cameroun-Insfrastructures rouières: Un plan directeur taillé sur la vision 2035

Le document stratégique a été présenté au public dans un hôtel huppé de Yaoundé par le Ministère des Travaux Publics et la Banque Africaine de Développement.

2020-2035, marque un nouveau prisme dans la construction et la gestion des infrastructures routières au Cameroun. Une dynamique nouvelle, placée sous le sceau d’un Plan Directeur Routier novateur et proche de la réalité telle que projetée dans la vision de développement du Cameroun, qui se veut émergent dans les 15 années avenir.

parvenir à cette ambitieux projet nécessite des tronçons routiers de qualité et surtout une plus grande connectivité des différentes régions par le bitumage tout azimut des liaisons nationales. Un pan clairement abordé par Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics qui a ainsi rappeler lors de son propos de circonstance, les grandes lignes d’interventions de l’Etat dans ce secteur.

DISCOURS MINTP

De façon non exhaustive il sera question selon le chef de département d’accroitre le réseau autoroutier à travers l’accélération des travaux des autoroutes Yaoundé-Douala( 197 km), Lolabe-Kribi(39 km) ou encore Yaoundé-Nsimalen( 23km); l’aménagement des routes communales en collaboration avec les autorités décentralisées. Une approche concertée qui vise à préserver l’autonomie de chaque circonscription administrative tout en constituant un pool d’acteurs issus tant du secteur rural que des partenaires au développement et même des maîtres d’ouvrage.

Un modèle illustré dans ce document de référence d’une soixantaine de page, élaboré sur la base d’une collecte menée par des experts et complété par le précédent Programme de Développement Routier 2009-2015. Occasion donc pour les trois entités( BAD, MINTP, Experts) de se satisfaire du travail accompli dans la mesure où celui-ci peut être aujourd’hui mise à la disposition de tous les acteurs intervenants dans ce processus. Un guide, il faut le rappeler qui permettra le bitumage de plus 3000 kilomètres de routes pour combler le déficit actuel en parvenant à connecter les différentes villes du Cameroun.

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Infrastructures : L’entreprise Atidolf Nigéria Ltd importe son incompétence au Cameroun

La structure chargée de réaliser le tronçon Soa-Esse-Awae, dans le département de la Mefou et Efamba, région du Centre n’est toujours pas parvenue à convaincre le pouvoir adjudicataire, ceci malgré tous les 15 décomptes à elle versées.

2 milliards deux cents millions, c’est le montant prévu pour être dégagé au cours de l’année dans le budget de l’Etat du Cameroun pour la maîtrise d’œuvre des travaux de bitumage de la route Soa-Esse-Awae. Une somme décaissée dans le cadre du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la Croissance. Une vision à laquelle n’est apparemment pas à la hauteur Atidolf Nigéria LTD, à qui a été attribué depuis 2016, la réalisation de ce tronçon stratégique pour le développement des plus de 100.000 âmes que comprend ces trois arrondissements de ce département situé à une cinquantaine de kilomètres de Yaoundé.

Au lendemain de la date de livraison de cet ouvrage, prévue le 17 septembre 2019, selon le cahier de charge, il était donc urgent pour le Ministère des Travaux Publics, d’aller prendre le pouls des réalités de terrain. Raison pour laquelle Emmànuel Ngànou Djoumessi, le chef de ce département accompagné du Secrétaire d’Etat auprès de son administration chargée des Routes, Armànd Ndjodom, se sont rendus ce 08 octobre 2019, sur le site afin de toucher du doigt les avancées de cette infrastructure.

BASE VIE ATIDOLF

Mauvaise surprise pour la délégation du MINTP présente sur les lieux. A peine 22% de prestation en 03 ans pour une consommation des délais supérieur à 85%. Un véritable scandale pour cette structure dont la renommée paraissait être pour le moins au-dessus des quelques 74 kilomètres de bitume envisagés pour ce chantier. Quelques éléments de réponses ont été donnés au Ministre lors de la réunion de mise au point tenue, à la base vie de cette structure. Au titre des justificatifs on peut principalement citer : la difficulté pour l’Entreprise à acheminer ses équipements compte tenu du contexte d’insécurité qui prévaut dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, la base de l’Entreprise étant au Nigéria, pays frontalier au deux zones en crise.

Des indications non négligeables de l’un des responsables Atidolf Nigéria Ltd auxquelles Ngànou Djoumessi, a apporté des réponses assez claires et fermes au terme de la concertation publique, au cours de laquelle de nombreux riverains ont pris tour à tour là parole, en affichant de façon péremptoire leur différend et leur inquiétude quand à la capacité de Atidolf Nigéria LTD, à conduire à terme ces travaux. Pour ce faire, le patron de la délégation du MINTP à prescrit : l’évaluation des travaux déjà réalisés par la structure, le payement des allocations des sous-traitant avec les ressources du seizième décompte décaissé à l’entreprise et le solde de tout compte pour conclure.

C’est clairement un nouvel échec dans la réalisation d’infrastructures de développement au Cameroun au bénéfice des populations à là base. Une situation qui pose à nouveau les interrogations sur la sélection des opérateurs économiques à même de réaliser les Marchés Publics au Cameroun et surtout le rôle parfois trouble des Maîtres d’Ouvrage qui sont affectés dans les différents projets.

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