Un pas de plus pour la Décentralisation au Cameroun

La première session 2019 du Comité Interministériel des Services Locaux s’est tenu à Yaoundé, afin de mieux revisiter les compétences dédiées à l’administration en charge de cette problématique.

Au moins une vingtaine de Ministères doivent se conformer aux différents décrets fixant les modalités d’exercice de certaines compétences transférées par l’Etat aux Communes. Des textes impulsés depuis 2010 par les services du Premier Ministre au Cameroun qui, progressivement ne cessent de s’étendre au sein des Administrations.

C’est bien dans cette mouvance que la rencontre présidée par Georges Elanga Obam, le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local, permet de repréciser les enjeux et défis qui interpellent ce jeune service public, dont les missions sont contenues dans le décret du 17 janvier 2008 portant organisation et fonctionnement du MINDDEVEL.

Une rencontre tout aussi en droite ligne avec le message adressé le 10 septembre dernier par le numéro 1 camerounais qui, de façon explicite, a présenté le rôle que doit jouer le processus de décentralisation dans le maintien de la cohésion sociale et le développement du Cameroun. Raison sans doute pour laquelle le maître de céans à rappeler l’organisation à venir des élections régionales, annoncées lors du discours présidentiel en faveur de la mise sur pied d’un grand dialogue national au Cameroun. Une concertation en vue de mettre un terme à la crise des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Des perspectives pour le moins prometteuses du processus de Décentralisation du Cameroun, dont de nombreux experts sous tendent être l’une des principales pommes de discorde de cet Etat en conflit à l’intérieur de son territoire. Ceci à cause du maintien par le pouvoir de Yaoundé d’une pratique désuète, énoncée sur le principe de Centralisation tout azimut des prérogatives alors qu’en théorie, la constitution de 1996, consacre dans son article 1 alinéa 2 que ce pays est un Etat unitaire décentralisé.

Un léger vent souffle donc, en faveur du dessaisissement des compétences au profit des communes. Des entités qui ont fait des recommandations, au cours, d’une rencontre tenue pendant 48 heures au mois de février 2019, dans les entrailles de la capitale politiques sous la forme d’Assises Générales de la Commune. Des travaux qui avait pour but d’approfondir les compétences de ces circonscriptions administratives en matière de Décentralisation au Cameroun. Un plaidoyer dont on espère trouvera davantage un écho favorable lors de cette nouvelle session du Comité Interministériel des Services Locaux.

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Brice Ngolzok
Journaliste économique spécialiste des questions d'innovation

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